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 Sweet dream or beautiful nightmare

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Jay Robson
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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Dim 26 Fév - 0:19

Sweet dream or beautiful nightmare ?
“Jayden & Hayes.”
H
ayes Bennett dans toute sa splendeur. Resplendissante comme toujours dans ce rôle qui lui sied à ravir, c’est à dire me casser les couilles et m’énerver. Elle y parvient merveilleusement bien, mieux que cela, elle se rapproche du divin dans cet exercice. Elle est une force de caractère, c’est peut-être cet aspect-là de sa personnalité qui m’a conquis en premier. Avec un aussi mauvais caractère que le sien, je ne risquais pas de m’ennuyer. Et vu le mien, c’est ce profil dont j’avais besoin à l’époque, que j’ai toujours eu besoin de toute ma vie en fait. Alors soit, puisque la preuve est faite et qu’il n’y a plus matière à débattre que je suis un imbécile égoïste, nous pouvons nous comporter en adultes à présent et poursuivre. Vers quoi ? Que sais-je, on se crie dessus, nos paroles tournent en rond et on ne s’écoute pas. Ah pour s’entendre, ça on y arrive, mais la vraie écoute, c’est une toute autre histoire.

O
h, je crois que je me trompe. Mademoiselle reconnait qu’on ne se connait pas. Enfin un pas en avant. Par contre, son explication à deux balles qui suit, elle pourrait se payer le luxe de la remballer. C’est typiquement féminin. Prendre son temps, mais bien sûr ! Presqu’un an ensemble, et nous devions encore prendre notre temps ! Si je suis son raisonnement, nous serions partis pour dix ans avant de connaître un minimum l’un sur l’autre. Les hommes veulent aller trop vite, les femmes sont des poules mouillées, voire des autruches qui se planquent la tête dans un trou à la première occasion. Et le trou en question en ce qui nous concerne, c’est notre entreprise. Le refuge par excellence, le terrain le plus rassurant qu’il nous a été donné pour se mettre entre nous. Fais chier. Je n’ai rien d’autre à ajouter sur le sujet. Et je garde le fond de ma pensée sinon des propos vulgaires vont de nouveau franchir mes lèvres.

E
t puis zut. « Quasiment un an Hayes… C’est quoi avoir le temps pour toi… » Ce n’est même pas vraiment une question que je lui pose. La réponse ne m’importe plus, trop de temps a coulé depuis et ça ne changera pas notre comportement de l’époque, ni ma décision de la quitter. Elle se redresse alors, son visage se rapprochant du mien. Le périmètre de sécurité se restreint à vue d’œil. Si sous la douche, j’ai contrôlé mes réactions en étant l’instigateur du rapprochement, cette fois je perçois un affolement du côté de mon cœur. Il s’emballe davantage qu’il ne devrait. Il suffit d’un rien pour que je termine de couvrir la distance entre nous. Juste un geste de ma part pour que mes lèvres prennent les siennes. Nous connaissons d’avance la suite si cela vient à se produire. Peut-être même qu’elle est en mesure de la lire dans mon regard. Seulement, nous reviendrons neuf ans en arrière, mettant de côté un conflit sans le régler. Ceci, je ne le souhaite plus et j’espère qu’elle est dans le même état d’esprit que moi.

J
e suis après tout celui qui souhaite parler, je n’ai plus qu’à me tenir à ma ligne de conduite. J’ai besoin de connaître ce qu’elle pense. J’attendais un coup de fil de sa part. Elle attendait de même de la mienne. La fierté nous a perdus, toutes ces années. J’en suis désolé, tellement. Je m’apprête même à lui faire mes plus plates excuses, renonçant définitivement à cette maudite fierté qui me contrôle. Hayes met la sienne de côté la première, me devançant. Pour une fois, elle ne prend pas son temps, comme quoi certaines choses peuvent changer. Je me mords l’intérieur de la lèvre. Non, je ne souhaitais pas qu’elle me supplie de rester. Je voulais juste… Quoi exactement. Savoir que je comptais pour elle, que je lui manquais autant qu’elle me manquait. Qu’elle avait besoin de moi à ses côtés et non pas à l’autre bout du monde en train de courir après une enfant gâtée. Juste trois mots que j’attendais. Trois mots accompagnés de deux autres, bordel. Je t’aime connard, reviens. Et je serais revenu sans hésiter. « Deux pauvres idiots, voilà ce que nous sommes. »

Q
uand il s’agit de notre entreprise, nous excellons sur le sujet. Pour le reste, nous avons besoin chacun de consulter un psychologue car il y a beaucoup de travail à faire sur quelques sujets. « Tu sais à présent pourquoi je ne suis pas revenu pour ton mariage. Je l’aurais interrompu, et je ne me sentais pas le droit d’aller contre ton choix si ça te rendait heureuse. Ces six derniers mois, si je ne ne suis pas rentré, c’est que le peu de temps libre que j’avais, c’était pour m’occuper de Margaret, et veiller à ce qu’elle ait tout le confort et les soins appropriés pour la suite. » J’ai dû faire un choix, ma grand-mère ou l’entreprise. Inévitablement, il a été porté sur celle qui m’a élevé, celle que je vais bientôt perdre. La seconde était entre de bonnes mains, et je n’avais aucun doute sur la confiance que je portais à Hayes. Ma seule erreur a été de croire que je ne la perdrai jamais en tant qu’associée. « Tu es venue pour me demander de rentrer. Je vais le faire, pas dans l’immédiat pour les raisons que tu connais à présent, mais je rentrerai comme je te l’ai affirmé. Et même si le papier vient à disparaître, je ne changerai pas d’avis, on sera associés à parts égales cette fois. »

P
ar contre pour le fait que je lâche complètement l’entreprise si je ne rentre pas, cette clause est à oublier. Rien ne m’empêchera de revenir à Washington le moment venu. Excepté… « J’ai répondu pour différents points, mais pour les dernières interrogations, tu es la seule à avoir la réponse. Est-ce que tu me détestes ou est-ce plus compliqué ? » Sur celle-ci, je crois connaître la réponse puisque je fais face au même dilemme intérieur. « Et veux-tu que je disparaisse de ta vie ou non ? » C’est envisageable, si on part du principe qu’on n’arrête pas de se faire du mal depuis plusieurs années à présent. C’est usant, lassant, énervant, tout un tas de choses en même temps. « Je ne sais pas si ça peut influencer ton choix, mais je vais y répondre à cette dernière question. Je ne veux pas que tu sortes de ma vie Hayes, même si nous sommes encore incapables de communiquer et que tu es la pire des chieuses que je connaisse. »

A
utrement dit, je viens enfin de lui avouer que j’ai besoin d’elle. Bon ok, il aurait été plus facile de dire " Je t’aime Hayes, ne me laisse pas tomber. " mais sérieusement, j’ai tout de même une certaine fierté masculine à maintenir. Et celle-ci, ainsi que tous les meilleurs traits de caractères que l’on me connait, je viens de superbement les écraser en quelques mots. A cause d’elle. Ou plutôt pour elle. Et c’est terriblement affligeant de se rendre compte que j’en suis arrivé à ce point-là. Non digne de ma réputation de requin de la finance. Lamentable et pathétique, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Dim 26 Fév - 13:01



« Sweet dream or beautiful nightmare »
with Jay & Hayes
1
Oui, quasiment un an, je sais, merci. Il était mon histoire la plus sérieuse. Je n’allais pas prendre le risque de tout gâcher en parlotte inutile. De toute façon, la question ne se pose plus réellement. On a tout foutu en l’air, donc ni lui ni moi n’avions le bon plan de bataille ; Les chiffres, c’est très clair pour moi. Les relations humaines en revanche, c’est beaucoup plus complexes et mouvants.

« Jay, on… un an, c’est à la fois beaucoup et rien, on ne s’était même pas présenté à nos familles respectives. »

Après lui, j’ai appris à ne plus prendre mes histoires à cœur. J’ai fait avec les autres ce que je n’ai pas fait avec lui, puisque de toute façon, notre façon de fonctionner n’était clairement pas la bonne. Par contre, je n’ai pas cherché à les connaitre. Je découvrais les choses au jour le jour. Comme avec Ben. En réalité, j’en ai beaucoup plus appris avec sa mère dès qu’on s’est fiancés qu’avec lui.

Je le regarde, je le défie encore, autant que possible, alors que mon cœur bat un peu trop vite. Si j’étais de ce genre, je pourrais rougir. C’est idiot, je n’ai ressenti aucune gêne lorsque nous étions nus, sous la douche. Parce que la nudité, c’est facile. Le contact, c’est facile. Et puis, on est plutôt bon dans ce domaine. Mais parler… non, parler ce n’est pas du tout notre fort.  Pourtant, je lui parle. Et je n’aime pas ça. Je n’aime pas ça du tout. Parce que je ne sais pas réellement ce que j’éprouve, je ne sais pas… Par où commencer, quoi dire. On s’est éloigné avec le temps, avec les départs et les silences. Deux pauvres idiots, ouais. Certainement. Et toute ma famille aurait bien honte de moi à cet instant présent. Quoique… En réalité, je leur fait déjà honte, donc une raison de plus ou de moins.

Il n’a pas dit pourquoi il ne revenait pas. Je ne lui ai pas demandé. Il ne m’a pas demandé si j’étais heureuse. Je ne lui ai pas dit que j’attendais qu’il me tire de là. Voilà qui effectivement fait de nous de beaux idiots. J’aurais compris pourtant, pour sa grand-mère. Et lui, il aurait coupé court à mon mariage. On aurait pu être gagnants sur toute la ligne et en réalité, on se comporte comme des loosers. Je suis venue le débusquer jusqu’ici, pour une raison obscure. Et il me promet de revenir, de rentrer à DC quand… eh bien quand il sera temps de rentrer, tout en me promettant de régulariser ma place dans notre entreprise. Ce genre de nouvelle aurait dû me faire exploser de joie. Pourtant… pourtant, si je suis contente, je sens qu’il me manque encore quelque chose.

Mes yeux vont et viennent sur les siens. Des réponses aux questions… ça met tout le monde mal à l’aise ! c’est vraiment si important que ça ?

« C’est peut-être un peu plus compliqué. »

Un peu ? Quel doux euphémisme. C’est carrément plus compliqué que ça. Il doit s’en douter non ? Je suis restée après tout, même si j’ai prétendu que ce n’était que parce que je n’avais pas confiance en lui. Si je suis venue jusque dans ce patelin pourri, c’est bien parce que je voulais qu’il rentre, que je ne voulais pas qu’il s’évapore dans la nature. Je ne peux m’empêcher de rire à sa remarque.

« Merci pour le compliment. »

Mais c’est pour cela qu’on m’aime, non ? Je n’ai pas envie qu’il disparaisse de ma vie, mais est-ce qu’on va se faire du mal éternellement ? ne serait-ce pas plus simple de reprendre notre route, chacun de notre côté ? Ce serait certainement la chose la plus raisonnable à faire. Mais on s’ennuierait je crois. Enfin, moi je m’ennuierai. J’en ai connu des hommes après lui… mais ils étaient vraiment… chiants. Dans le sens péjoratifs du terme. Ils n’avaient rien de passionnant, ils étaient… plats. On ne pouvait même pas vraiment s’engueuler.

« Tu es le pire rabat-joie contrariant de l’histoire de l’humanité, tu le sais ça ? Je n’ai pas envie que tu sortes de ma vie. Alors il va falloir que tu apprennes à te servir d’un truc. Pousse-toi s’il te plait. »

Je romps notre proximité dangereuse et perturbante et me relève un peu péniblement. Je sautille, je sais, j’ai l’air ridicule, sans commentaire, pour récupérer mon téléphone. Je clique sur l’un de mes favoris. Je porte le portable à mon oreille et attends. ça sonne. La sonnerie du portable de Jay se fait entendre.

« Décroche banane, t’as un appel. »

Je patiente, lui faisant un signe pour qu’il daigne lever ses illustres fesses et se grouille d’aller répondre. Ce n’est pas lui qui parlait du « temps » ? Eh bien là il en met tout de même beaucoup ! Ah, voilà qu’il se décide enfin !

« Oui, allô Jay, c’est moi… Tu es vraiment un connard égoïste qui a merdé autant si ce n’est plus que moi, mais… Ne disparais plus de ma vie. Ne disparais plus de ma vie parce que j’ai besoin de toi et que tout ça n’a de sens que si tu es là pour m’empêcher de chanter, parce que j’ai toujours voulu que tu reviennes, même si je n’ai jamais eu le courage de décrocher ce fichu téléphone. Reviens, Jayden. »

Pas physiquement à DC, reviens, avec tout ce que cela veut dire.

« Et invite moi au restaurant pour apprendre à me connaitre avant de me mettre dans ton lit. »

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Dim 26 Fév - 18:10

Sweet dream or beautiful nightmare ?
“Jayden & Hayes.”
E
lle marque un point. Durant tous ces mois que nous sommes restés ensembles, je n’ai pas fait la démarche de lui présenter ma grand-mère. Illogisme de ma part puisque je suis le premier à qui cette situation ne convenait pas. Peut-être que j’ai juste eu peur à l’époque, que Maggie me perce définitivement à jour et qu’elle comprenne mes sentiments. Je n’ai aucune explication sur le pourquoi du comment, seulement qu’il y a eu à un moment un dysfonctionnement dans l’espace-temps entre mon cerveau et la logique. Je ne suis pas le seul fautif d’ailleurs puisque je ne connais pas non plus ses parents. Du peu que j’ai échangé avec monsieur Bennett un peu plus tôt au téléphone, j’ai la sensation qu’il ne m’aurait pas apprécié. Et qu’il ne m’appréciera guère également. Une forte personnalité qui ose tenir tête à cette famille et qui n’hésite pas à se ranger du côté de sa fille, voilà qui ne m’amènera aucune popularité au sein de cette famille. En même temps, s’ils n’ont pas compris que Hayes n’est pas une suiveuse mais bien une meneuse de troupes, je ne peux pas grand-chose pour eux.

E
ffectivement, nous ne nous sommes pas présentés à nos familles respectives mais nous allons y remédier rapidement n’est-ce pas ? Dès le lendemain d’ailleurs, si un énième dérapage ne la pousse pas à mettre les voiles entre temps. Il est difficile de les éviter, surtout quand on sait que nous ne sommes pas à l’aise avec les mots. Non les baratins que nous avons l’habitude de déverser à nos clients et nos proies, mais les discours sincères, qui viennent du cœur. Ceci est une toute autre histoire. Je tente d’éclaircir certains points, même si d’autres ne résident pas entre mes mains. Et c’est avec une certaine appréhension que j’attends qu’elle réponde à la première question. Un poids se retire de mes épaules quand elle avoue que c’est plus compliqué. Au moins, elle ne me déteste pas. Même mon cœur bat un peu mieux, non enserré dans un étau prêt à le broyer. Je ne veux pas qu’elle parte. Je ne souhaite pas la perdre. Je lui dis simplement, à ma façon comme d’habitude, avec un joli compliment au passage. Oui, car entre mes lèvres, la traiter de chieuse, ce n’est pas un défaut. C’est une forme de caractère que j’apprécie. « C’est toujours un plaisir de te flatter. » Je souris.

V
oici bien longtemps que nous n’avons échangé ce genre de propos. Des piques certes, mais avec de l’amusement derrière, et non de la colère, ni de la rancœur. Oh, il n’y a pas de doute, je pense réellement que c’est une chieuse de première. Je ne changerai pas d’avis sur le sujet. C’est ce qui rend la discussion intéressante avec elle et qui ne l’a pas été avec les femmes qui ont défilé dans ma vie depuis notre rupture. Mes aventures n’ont jamais duré depuis Hayes. Raison numéro une, je voyageais beaucoup trop. Raison numéro deux, avoir une femme en face de soi qui dit quasiment amen à tout, sans caractère propre, voilà qui me lassait au bout d’une journée. Je n’ai jamais demandé la lune pourtant, juste à ce qu’on me tienne tête sans plier au moindre de mes petits caprices.

C
ette fois, c’est mon tour de rire. « Joli compliment, il me rend unique. » De l’histoire de l’humanité, rien que cela. Il n’en faut pas davantage pour flatter mon égo et pour me faire sourire. Au moins cela me prouve une chose, c’est que je suis hors compétition niveau rabat-joie et que personne ne pourra rivaliser avec moi sur ce plan-là. J’aime ce côté flatteur mais ce n’est rien en comparaison du fait d’entendre qu’elle ne veut pas que je sorte de sa vie. Professionnellement parlant ou plus personnellement ? Hayes ne précise pas, tout comme je ne l’ai pas fait auparavant. Elle réclame seulement que j’apprenne quelque chose. Quoi donc ?

A
sa demande, je m’écarte, la libérant de cette emprise bien trop perturbante. Je me réinstalle correctement sur le canapé, la suivant du regard alors qu’elle se met à sautiller dans la pièce. Mes prunelles s’attardent sur ses jambes nues, sur ses fesses également. Je remarque à peine le ridicule de sa démarche. Je suis seulement dubitatif quand elle prend en main son téléphone. C’est reparti pour un tour avec madame l’accro de cet objet ? Et merde… Nous ne progressons pas en fait, nous sommes déjà en train de régresser. Au loin, une sonnerie retentit. « Mais… ? » Je ne comprends pas sa démarche. Je cherche une réponse dans son regard, alors qu’elle m’ordonne d’aller décrocher.

J
e ne sais déjà plus ce que j’ai fait de mon portable, désolé de ne pas avoir prévu de passer ma soirée à ses côtés. Je finis tout de même pas me lever, en réponse à son geste. Au passage, je serre les dents pour m’éviter de marmonner une phrase incompréhensible et qui ne sera pas bonne à entendre pour toutes les oreilles. Mon portable. Où est-il donc le bougre ? La sonnerie continue à retentir, je la suis et la mémoire me revient. Le lavabo de la salle de bain. C’est là que je l’ai abandonné avant la douche. Je lance un regard contrarié à Hayes au passage alors que je fonce dans la salle de bain pour décrocher. Juste à temps. Une sonnerie ou deux de plus et elle basculait sur le répondeur.

C
’est ridicule. Voilà ce que je pense quand je fais glisser mon doigt pour décrocher. Quel intérêt de se téléphoner une nouvelle fois, alors qu’elle n’est qu’à quelques mètres de là dans le salon. « Hayes, ça ne m’amuse pas… » Je commence le premier mais m’interrompt alors qu’elle enchaîne. Elle me traite de connard égoïste. Si c’est pour m’insulter, j’ai autant fait de lui raccrocher au nez. Quelque chose me retient pourtant, et je ne le fais pas immédiatement. Je ne vois pas son regard, ni sa posture. Je l’écoute et l’intonation de sa voix me pousse à ne pas couper court à l’appel.

C
’est peut-être mieux finalement que nous ne soyons pas dans la même pièce. Hayes ne peut ainsi pas voir le trouble qui m’anime. J’ai tellement attendu ces mots sans qu’ils ne viennent. Mes paupières se ferment quelques secondes, le temps de prendre conscience de la portée des mots et de leur réel sens. Un silence s’ensuit, sans que je ne le coupe. J’en suis bien incapable sur le moment. Le combiné est toujours là contre mon oreille. J’entends la respiration de Hayes tout comme elle doit entendre la mienne. Et puis, elle reprend, pour une dernière phrase. Celle-ci me fait rire.

J
e raccroche sans rien répondre à cette déclaration. Guère étonnant de ma part, je me comporte tel le connard égoïste que je suis. Mais au lieu de reposer mon téléphone, j’ouvre les messages pour pianoter rapidement quelque chose que je lui envoie. – Une seule condition, non négociable. – . Je quitte alors ma position, téléphone toujours en main, commençant à pianoter autre chose. Je m’arrête à la porte de la salle de bain et mon regard se pose sur elle. « D’avoir préparé le dîner ce soir, est-ce que ça compte comme un resto ? » Tout en posant la question, mon doigt appuie sur le bouton d’envoi du seconde message. – Tu veux la connaître ? Je t’aime – . La condition n’est pas encore dite, mais la réponse à sa requête est résumée dans ces trois mots, que je ne lui ai jamais dits jusqu’alors. Pourquoi faire dans la simplicité alors que nous sommes les professionnels des complications. Elle a besoin de moi, j’ai besoin d’elle. Je donne du sens à sa vie, elle en donne autant à la mienne. On se prend la tête pour un rien, ça ne change rien à ce que je ressens après toutes ces années. Il n’y a qu’un travers qui peut se dresser une nouvelle fois entre nous, et pour celui-ci je suis bien résolu à y couper court avant ce nouveau départ. Reste à savoir si elle veut l’entendre et si elle va l’accepter.

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Lun 6 Mar - 23:51



« Sweet dream or beautiful nightmare »
with Jay & Hayes
1
Apprendre à se servir du téléphone. Voilà sa prochaine mission. Pour donner de vraies nouvelles, lors de ses voyages, ou autres. Un coup de téléphone, il suffisait d’un seul coup de téléphone, de ma part, comme de la sienne, et on aurait pu éviter de gâcher tout ce temps. Moi non plus, ça ne m’amuse pas. rien de tout cela ne m’amuse. Je ne suis pas « préparée » à ce genre de discussion. Je ne l’étais pas il y a neuf ans, je ne le suis pas plus aujourd’hui. la différence, c’est qu’aujourd’hui, on est au pied du mur, lui comme moi. La différence, c’est qu’aujourd’hui, on n’a plus rien à perdre.

Mais je ne suis pas douée avec les mots. Enfin si, quand il s’agit du travail. Je sais parler, je sais embobiner, mais dire ce que je ressens… non, je n’ai pas appris ça. Et je pense que je n’ai pas été claire, parce qu’il ne parle pas. Attention, hein, il n’a pas fait de malaise ou quoique ce soit, il n’y a pas eu de boom et je l’entends respirer. Mais il ne parle pas. Alors je parle encore. C’est plus facile de parler que d’affronter le silence. Le silence c’est assez angoissant. C’était une des grandes différences entre nous. Et c’est pire quand il raccroche. Pourquoi est-ce qu’il me raccroche au nez ? Je suis vexée là, pour le coup. Rire et me raccrocher au nez ? Normalement, quand on fait rire un homme, il est dans notre lit, non ? Je m’apprête à pousser une gueulante pour lui apprendre les bonnes manières. non mais franchement ! Je fais des efforts et voilà ce qu’il fait en retour ? Non non non, hors de question que cela se passe ainsi !

Sauf que je reçois un texto. Un texto ? et de Jay en plus ? Je fronce les sourcils. Je fais ça souvent avec lui, il va falloir que j’y veille ou je suis bonne pour avoir de vilaines rides. Une condition ? Il est en train de marchander là ? Il croit qu’on est en train de signer un contrat ?

« ça aurait pu réellement compter si tu m’avais fait du poulet, mais bon, je pourrais dire que ça passe. »

Je secoue la tête alors qu’un autre message est arrivé. C’est mon jeu ça normalement, il n’a pas le droit de se l’approprier de la sorte ! Je bugue un instant sur les trois derniers mots. Une vague de froid me paralyse. Et en même temps, ça me brûle. J’ai la tête qui tourne et en même temps, je suis parfaitement immobile. Ce sont des mots qu’on ne s’est jamais dits. Je les ai dits à d’autres, mais sans les penser, comme un automatisme, du style « au revoir chéri, je rentre tard, je t’aime à ce soir ». Je relève ma tête sur lui.

« Tu sais qu’il y avait beaucoup plus simple pour me mettre dans ton lit ? »

Oui, je sais, ce n’est pas ce qu’on est censé répondre après une déclaration d’amour. Mais je n’ai jamais été dans cette situation là non plus ! Est-ce que je l’aime ? Je n’en sais rien. peut-être. Sûrement, sinon je n’aurais pas fait tout ce chemin pour le retrouver, je ne serais pas restée parce qu’il me l’avait demandé, je n’aurais pas attendu qu’il vienne à mon mariage. Mais c’est compliqué de dire ces mots. Je lui ai demandé de revenir, pourquoi négocier ? Alors à mon tour je pianote sur mon téléphone.

« Il se pourrait que ce soit réciproque, mais je te rappelle que je suis dure en affaire. »

Et j’envoie, tout en relevant doucement mes yeux vers lui. Je suis dure en affaire, mais là, c’est dans un domaine que je maitrise mal. Il suffit de voir où on en est. Si notre histoire fonctionnait comme un marché, nous serions encore ensemble à l’heure qu’il est.

« Alors, je t’écoute, quelle est cette fameuse condition ? »

Cette fois, j’adopte presque un air de défi. Allons voir où tout cela nous mène après tout.
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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Mer 8 Mar - 0:30

Sweet dream or beautiful nightmare ?
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L
e script original ne prévoit pas que je dévoile mes sentiments pour Hayes. Pourtant, je viens de le faire. Une improvisation non contrôlée, mais surtout impulsive, répondant d’une certaine manière à sa requête. La suite me révèlera si j’ai eu raison ou non de le faire. Dans tous les cas, je ne regrette rien. C’est un défi, et même si je m’expose à regretter mon manque de prudence, j’ai la sensation que je ne le regretterai pas. Et le pire, c’est que ce n’est même pas un contrat sur lequel je m’en remets à mon instinct vu qu’il s’agit de ma vie personnelle. Hayes se montre un peu difficile. Du poulet pour combler madame. Je prends note même si c’est raté pour ce soir. Puis, ce n’est rien en comparaison de la tête qu’elle fait lorsqu’elle prend connaissance de mon second message.

 
C
ela vaut le coup d’œil. Elle me semble d’un coup si guindée, si immobile, que je me demande tout de même si elle ne va pas s’évanouir là, au milieu de la pièce. De bonheur ou d’effarement ? Telle est la question. Quand enfin, elle se décide à répondre, je secoue légèrement la tête en guise de réaction. « Oui, comme te faire taire depuis le début en t’embrassant jusqu’à ce que tu cèdes. » Cela fait un peu homme des cavernes, mâle dominant ce comportement. Sauf que nous savons tous les deux que cela aurait fonctionné. Elle n’a jamais su résister si j’insistais un peu. Comme cette fois-là où nous avions pris les escaliers de service, ne souhaitant pas attendre que l’ascenseur daigne monter à l’étage nous récupérer. On ne souhaitait pas perdre de temps, surtout elle en fait, mais en fin de compte, cela nous aura pris bien plus de minutes que si nous avions attendu ce fameux ascenseur.

J
e m’avance de quelques pas dans sa direction mais m’arrête quand elle commence à pianoter sur son téléphone. Je patiente jusqu’à entendre le son de notification du portable. Aussitôt, je prends connaissance de son message. Un mince sourire effleure mes lèvres. Je relève deux mots avant de relever la tête. Réciproque et affaire. Si elle est dure, qu’est-ce que je dois être alors ? Je reprends mon chemin dans sa direction. La voici prête à entendre ma condition. Et l’accepter ? Je m’arrête à proximité d’elle, mais n’esquisse pas un geste pour la toucher. « Alors, il faut que tu… Oh attends, j’ai une idée. » Je m’interromps en cours de route. Elle va me tuer. Mais l’occasion est trop belle. Ma main effleure intentionnellement sa hanche alors que je la dépasse pour m’approcher de la table qui me sert de bureau. « Je vais l’écrire et tu la signeras si tu es d’accord. » Définitivement, elle va me tuer et dissimuler mon corps dans un coin de la forêt.

J
e récupère un stylo sur la table ainsi qu’une envelope vide que je retourne pour écrire rapidement dessus. Je soussignés, Hayes Bennett et Jayden Robson… S’engagent par la présente… à ne plus parler travail et à oublier leurs téléphones quand ils seront ensemble dans le cadre de leur vie privée… blablabla… et ce, même si le monde vient à s’effondrer… Ces deux idiots ayant déjà perdu bien trop de temps à cause de l’obsédée de travail qu’elle est, et du connard égoïste guère mieux qu’il est. Je viens d’écrire rapidement pour ne pas mettre plus à mal sa patience. Et c’est lisible, ce qui m’étonne au passage. J’abandonne le téléphone sur la table, récupère l’enveloppe et le stylo que je tends à Hayes. « A toi de voir. Si ça te convient, tu signes. » Et si ça ne lui convient pas ? « Dans le cas contraire, ça sera dommage, j’aurais pu te faire du poulet régulièrement. » Elle n’est pas la seule à pouvoir adopter ce petit air de défi qu’elle avait juste auparavant. C’est ma seule condition, cette garantie de ne plus laisser le travail nous obnubiler. Alors ? Oui, car j’attends de connaître sa décision.

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Mer 15 Mar - 0:18



« Sweet dream or beautiful nightmare »
with Jay & Hayes
1
Je n’ai jamais apprécié qu’on tourne autour du pot. Je sais qu’il le sait et qu'il me fait tourner en bourrique. Je lève les yeux au ciel. Cet homme est infernal ! Et en plus il me tripote ! Comme si je n’avais pas compris son manège ! On a quand même été ensemble, je connais ses trucs ! Ça ne prend plus, non mais oh.

« Roh ! Jayden Robson ! Tu te fous vraiment du monde ! »

Heureusement pour lui, l’orange des tenues dans les prisons ne me va pas du tout au teint, sinon je jure que je l’aurais étripé sur place. Et à mains nues. Et bien évidemment, j’aurais tout de même pris le temps de lui fourrer son papier où je pense. Au pire, je plaiderai la folie. Il y a de quoi devenir tarée non ? Je n’arrive même pas à lire ce qu’il écrit. Il faut dire qu’il a toujours eu une écriture en pattes de mouches quand il se presse.

Je lui arrache presque l’enveloppe des mains, en lui jetant un regard noir. Je vais te tuer, Jay, je vais te tuer, j’espère que tu en as conscience.

« Tu te bats contre moi pendant des années pour une entreprise, par contre, tu te contenterais d’un non, là, maintenant ? C’est décevant, monsieur Robson. Vraiment décevant. »

Je fais une moue sceptique en dépliant sa lettre, avec un petit soupire faussement imbu de lui-même.

« Déjà, monsieur Robson, il faudrait écrire nous soussignés. Qu’est-ce qu’on disait sur l’égoïsme. »

Je prends ma voix de pimbêche. Puisqu’il a décidé de m’embêter, il n’y a pas de raison. Je fronce légèrement les sourcils. Pas de téléphone et pas de discussion autour du boulot ? C’est possible ça ? Mais on va parler de quoi ? Enfin parler… c’est lui après tout qui est dans le délire de parler. Moi, ce qu’on fait quand on ne parle pas, ça me convient très bien. Mais si on ne peut pas avoir nos téléphones vingt-quatre heures sur vingt-quatre… Alors il faudra qu’on engage une secrétaire. Ou un assistant. Plutôt un assistant tient. Il ne manquerait plus qu’une nana fasse ses yeux de biches devant lui.

« Question : tu dis qu’on n’a pas le droit de parler boulot, mais… est-ce qu’on est vraiment obligés de parler ? Parce que j’ai d’autres idées bien plus sympathiques vois-tu. »

Je m’évente quelques secondes avec l’enveloppe tout en le regardant. Je devrais être une femme mariée à l’heure actuelle. Je ne le suis pas. Je devrais être à DC. Je ne le suis pas. Je devrais être un tas de choses, à plein d’endroits, faire un tas de trucs. Pourtant, je suis là. Plantée sur un pied et demi, à le regarder. Le seul homme qui m’ait jamais brisé le cœur. Le seul pour qui j’ai pleuré. Je ne suis pas douée pour le couple. Je pense que toute ma vie en est un parfait exemple. Mon père va le détester. Rien que ça, ça le rend encore plus séduisant et attractif.

« Je fais ça seulement pour le poulet. »

Je me penche pour apposer ma signature sur le document et le replier, avant de m’avancer vers Jay en lui tendant le contrat. Sauf que je l’empêche de s’en saisir.

« J’ai tout de même un addendum oral. Je me contenterai d’une promesse verbale, note la confiance que je t’accorde. »

Je me rapproche encore un peu plus de lui, nos corps se frôlant et je me hisse sur la pointe de mon pied, pour atteindre son oreille.

« Ne me brise plus jamais le cœur. »

Ou cette fois je le tuerai, je découperai son corps en plusieurs morceaux que je donnerai à manger aux cochons. Puis je rôtirai les cochons que je donnerai à manger en jambon aux habitants de Lakewood. Ni vue, ni connue.

Puis je l’embrasse, comme je l’ai fait il y a des siècles, sauf que cette fois, il pique un peu plus.  
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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Mer 22 Mar - 0:10

Sweet dream or beautiful nightmare ?
“Jayden & Hayes.”
J
e l’exaspère et la rends dingue. Tant mieux. Elle apprécie ce côté de ma personnalité, elle ne me convaincra pas du contraire. « Pas du monde, seulement de toi. » Mais c’est pour la bonne cause que je le fais puisque c’est pour nous. Je l’observe avec un mélange de défi dans le regard et d’innocence sur mon visage, contrastant avec le regard sombre d’Hayes. Elle a envie de se jeter sur moi. Qu’elle le fasse, je répondrai à son envie de m’étriper par des baisers. Il n’y a plus de raisons que je me retienne de ce côté-là, sauf si elle refuse de signer ce morceau de papier, écrit de ma plus belle plume. « Je me contente d’un non, c’est vite dit. J’ai d’autres tours dans ma manche si besoin. » Il n’y a pas de déception à avoir sur ma combativité. Je peux faire mine de reculer d’un pas, mais ça sera pour mieux contre attaquer. N’a-t-elle pas l’habitude de cette stratégie de ma part à force de me côtoyer toutes ces années ? « Tu traines pour lire mademoiselle Bennett. Étonnant quand on connait ton impatience. » Je suis décevant, elle est étonnante. Je n’oublie pas sa volonté de partir au plus vite de ce trou perdu pour retrouver la civilisation. Je n’oublie pas non plus son désir que je me remette au travail le plus rapidement possible. Et là, alors qu’il s’agit de nous, elle prend son temps. Ou alors, elle joue bien la comédie pour mettre à mal ma patience.

H
ayes m’arrache un sourire. J’ai fait une erreur dans mon empressement, c’est bon. Il n’y a pas besoin d’en faire tout un flan. Mademoiselle l’a remarqué et ne se prive pas pour me la faire partager. « Hum… On disait que je suis le pire égoïste de cette terre, qui consentira peut-être à faire des efforts pour toi. » Boutade ou sérieux. Qu’elle devine à travers ce que je laisse exprimer dans mon regard. Je ne nie pas ce trait de ma personnalité, mais peut-être que pour elle… Effectivement… Il est possible que je fasse des efforts. Sauf si elle continue à mettre à mal ma patience en ne se dépêchant pas de terminer sa lecture. Allez Hayes, tu es plus rapide que cela en temps normal. Question. Comment cela question ? Tout est clair pourtant. Oh… Je secoue négativement la tête. « Des idées plus sympathiques et plus érotiques. Cela me convient mademoiselle Bennett. » Elle m’aguiche en s’éventant de la sorte et je suis prêt à parier qu’elle sait parfaitement l’effet que cela produit sur ma personne. Je la déteste.

D
avantage avec son poulet. « Tu es plus infernale que moi Hayes Bennett, tu ne parles qu’avec ton ventre. » Je sais parfaitement que c’est faux même s’il est facile de l’avoir sur le sujet. Alléluia. Enfin, elle se décide à signer. Alors que je la vois apposer sa signature sur le document, j’ai l’impression qu’un poids m’est retiré des épaules. Comme si, j’appréhendais qu’elle ne le fasse pas. Hayes me tend l’enveloppe et je m’apprête à me saisir de mon bien quand elle retire sa main pour m’empêcher de le faire. Je fronce les sourcils, me demandant à quoi elle joue. Une promesse verbale ? « Encore ? Je ne t’en ai pas assez fait aujourd’hui ? » J’ai promis de me remettre au travail. J’ai promis de rentrer à Washington. Et elle veut encore en rajouter une couche. Allons donc, qu’elle me dise ce qu’elle veut cette fois et j’accéderai à sa requête si elle me semble réalisable. Elle s’approche de sa démarche boitillante. Mon petit canard boiteux d’associée. Je ne dis rien, ce n’est guère le moment, mais elle n’y échappera pas à un moment ou un autre que je la surnomme ainsi.

N
os corps se frôlent. Je ferme les yeux pour ne pas poser mes mains sur ses hanches. Pas avant de savoir ce qu’elle réclame. Je sens son souffle sur ma peau alors qu’elle s’approche de mon oreille et je retiens difficilement un frisson. Mes paupières se rouvrent alors qu’elle murmure quelques mots. Je m’écarte à peine, cherchant son regard. Je peux sortir une boutade, comme je le fais régulièrement. Sauf que je ressens ce moment comme étant sérieux. Et je le prends comme tel alors que je lui réponds. « Plus jamais, promis. » Il n’y a pas de raison que cela se produise une seconde fois. La première, c’était uniquement car le travail avait pris trop d’importance dans nos vies. Cette fois… Et bien cette fois, je suppose que nous avons la maturité nécessaire pour ne pas refaire la même erreur. Je lâche la moitié de l’entreprise pour elle. Hayes accepte de décrocher du boulot pour moi. Nos cœurs n’ont plus de raison de souffrir, n’est-ce pas ?

M
aintenant que tout est clair, on peut passer à la suite. Quand ses lèvres se posent sur les miennes, mes mains se posent sur son corps, laissant tomber au passage l’enveloppe. Cette dernière terminera certainement dans une boite, avec le renoncement d’une partie de mes parts de l’entreprise. Dans quelques années, nous les retrouverons et on en rira tout en se taclant comme nous savons si bien le faire entre nous. En attendant que ce jour se produise, seul le présent compte. Et ce présent, ce sont cette bouche qui m’a manqué, ainsi que le goût de ses lèvres et sa langue venant danser avec la mienne. Ce baiser est interminable, et quand nous nous écartons, j’ai la sensation de peiner à reprendre mon souffle.

J
’ai tellement de choses à lui dire, ce n’est pourtant pas le moment de parler. « Je t’aime. » Ces trois mots que j’ai exprimé un peu plus tôt par le biais d’un téléphone, cette fois je les prononce à voix haute. L’effet est bizarre, non que ça sonne faux, c’est juste que je n’ai pas l’habitude de les dire. Cela me trouble un peu, et pour cacher cet émoi, je dépose un baiser sur les lèvres d’Hayes avant de la soulever dans mes bras, passant un bras dans son dos et un sous ses jambes. « Rentre tes pieds. » balance-je alors en prenant la direction de la chambre. Car si elle cogne sa cheville dans l’encadrement de la porte, elle risque de hurler de douleur, et moi bien évidemment, je ne pourrai m’empêcher de rire. J’attends qu’elle s’exécute avant de franchir le seuil puis de la déposer sur le lit. La suite… Et bien, elle n’appartient qu’à nous. Tout ce qu’il y a à savoir c’est que, lorsque les rayons du soleil ont pénétré dans la chambre, les draps étaient froissés, les vêtements trainaient sur le sol, le manque de sommeil était bien présent. Nous avons également grimacé et grogné à l’unisson, refusant d’ouvrir les yeux en nous resserrant l’un contre l’autre, profitant encore un peu de ce moment qui débutait un nouveau chapitre au partenariat Bennett-Robson.

© Mister Hyde

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Sweet dream or beautiful nightmare
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