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N'oubliez pas que Lakewood a ouvert ses portes le 20 août 2016. La ville "n'existait" pas avant ! ^^
Le concours de bonhommes de neige est en cours, près du lac ; ainsi que la soirée nouvel an !

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 Sweet dream or beautiful nightmare

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MessageSujet: Sweet dream or beautiful nightmare   Mar 24 Jan - 1:05



« Sweet dream or beautiful nightmare »
with Jay & Hayes
1
Il ne savait pas pour le mariage. Tu parles. Qui ne sait pas que le mariage Andrews-Hayes a été annulé à quelques jours de la cérémonie ? Annulé à la demande de la future mariée en plus, entachant les relations familiales et coutant beaucoup. Il aurait dû être là. Il aurait dû être à Washington. Il aurait dû m’aider en me noyant sous le travail, en m’aidant à me foutre royalement des avis de tout le monde. Mais il était trop occupé à courir après Tarana.

On ne peut plus compter l’un sur l’autre. Humainement, comme professionnellement. Et ça, c’est nouveau. Trop nouveau. Alors oui, je le fais chier, mais quand je lui ai dit que je ne rentrerai qu’avec lui, pour avoir la certitude qu’il n’y avait pas d’entourloupe, j’étais très sérieuse. Je l’ai observé sans rien dire quand il a sorti son trousseau de clés et qu’il m’en a tendu une. Je l’ai prise en silence, le visage toujours fermé. Je me suis contentée de lui jeter un regard noir quand il a sous-entendu qu’il pourrait venir chercher son offre.  Il a quitté le café, je l’ai imité quelques minutes après.

Je déteste cette ville. Franchement, la perspective de rester ici me dégoûte. Je pourrai me barrer d’ici et faire ce que je veux de ce bout de papier ! Mais je n’y arrive pas. Je n’ai pas confiance. En fait, je n’ai confiance en rien, en rien ni personne. Je suis rentrée dans ma petite chambre d’hôtel qui vante les mérites de la ville. Mais je la déteste cette ville ! Je m’allonge sur le lit un instant, fixant le bois. Du bois, sérieusement ! ils n’ont jamais entendu l’histoire des trois petits cochons ? C’est la deuxième maison à être soufflée.

Je déplie l’offre de Jay. Ce n’est pas normal. Pas normal qu’il me l’ait faite et pas normal que je ne l’ai pas acceptée. C’est ce que j’ai toujours voulu. Il y a une tache au plafond… Je fronce les sourcils. Pourquoi la tâche bouge-t-elle ?

Je me lève en hurlant… et en hurlant encore plus puisque je me fais mal à la cheville. Putain d’araignée ! Pourquoi y a des araignées ? C’est le bis ça ! C’est leur délire de trip écolo ! Saletés de Bobos, de hipsters ou que sais-je ! Je hais les insectes, encore plus que Lakewood. J’attrape ma valise que je n’ai pas défaite, et file à l’accueil pour payer ma dette. Je veux quitter cet endroit. Oh pas la ville, Lakewood sera mon enfer personnel. Mais je ne peux pas rester dans une chambre avec une araignée grosse comme le poing. Au moins ! Je traine ma valise derrière moi, tout en claudiquant. Quelle ville n’a pas de taxi, sérieusement ? Lakewood évidemment ! Il faut lutter contre la pollution ! Il faut réduite les émissions de gaz blablabla ! Moi aussi je suis pour les économies d’énergie… la mienne d’énergie si possible.

Je prends donc la direction de Stonewall. La seule chose qui atténue ma colère un chouia, c’est le footing des pompiers. Je souris à ces hommes qui courent. Voilà qui n’est pas pour me déplaire, j’ai toujours eu un truc avec les uniformes. L’un d’eux ralentit la cadence à ma hauteur.

« Vous avez besoin d’un coup de main, madame ?
- Je ne voudrais pas vous gêner dans votre entrainement.
- On est là pour aider les habitants, vous savez. Vous êtes nouvelle ?
- En effet. Je ne vais pas très loin, les chalets là-bas, il me semble. »

Mais mon humeur s’assombrit en voyant les chalets au loin. Qu’est-ce que je fiche encore ici franchement ? Je garde mon sourire d’apparat pour ce charmant pompier qui s’empare de ma valise et m’offre son bras pour m’aider à avancer. On discute assez légèrement. Il me demande quel bon vent m’amène ici, je lui explique que c’est pour le travail, sans en dire trop. Quand nous arrivons près des habitations, je prends congé de lui en le remerciant de sa bonté. En vrai, c’est bien parce que c’est un pompier, sinon ce genre de comportement faussement galant m’agace.

Allez, un chalet. Où sont les superbes appartements de DC ? Les grandes baies vitrées, donnant sur les lumières de la ville ? Et surtout, où est le bruit ? Seigneur, tout est mille fois trop calme ici, on se croirait dans un cimetière. Je veux des klaxons, je veux des gens qui râlent, qui s’engueulent. Ici, tout est trop propret, trop poli. ça ne pue même pas comme devrait puer une ville.

Inspirant profondément, j’hésite à toquer à la porte, avant de me souvenir que j’ai la clé. Alors j’ouvre la porte. Quelque part, ça me gêne. Je n’ai pas mis les pieds dans l’appart de Jay depuis notre rupture il y a des années, nous nous sommes toujours vu au bureau ou lors des rdv à l’extérieur.

« J’espère que tu as une bonne connexion internet ici. Et sors ton ordinateur pour qu’on ait la compta et ce que je te propose sur deux écrans. Parce que ce n’est pas un morceau facile et ça peut rapporter gros. Et hum… T’as pas d’araignée ici ? Et tu pourrais mettre une chemise, je te prie ? »

Il faisait quoi là au juste ? On est en hiver, on ne se balade pas torse nu, que je sache !

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Mer 25 Jan - 1:03

Sweet dream or beautiful nightmare ?
“Jayden & Hayes.”
U
n rêve semble parfois si réel qu’on le confond avec la réalité. On ne s’aperçoit qu’il n’est qu’illusion que lorsque nos paupières s’ouvrent et qu’on retombe ici-bas sur terre. Je m’interroge sur la durée de mon rêve. Oui, car cela ne peut pas être la réalité. Moi cédant 10% de mon capital à Hayes de mon plein gré. Hayes non mariée. Et Hayes décidant de rester à Lakewood. C’est comme Heidi descendant de la montagne pour vivre en ville. Elle ne tiendra guère longtemps avant de rebrousser chemin et de retourner vers ses racines. Quel rêve bizarre. J’ai même donné une clé du chalet à la bergère pour qu’elle vienne se mettre à l’abri, ou faire déguerpir le loup qui n’a pas sa place à Lakewood.

I
l m’est difficile de tenir en place une fois de retour au chalet que j’occupe. Je reste cinq minutes à parcourir des courbes de la bourse. L’effet escompté tarde à se montrer. Je ne tiens pas en place, les transactions ne m’aident pas, il me faut trouver une autre explication. C’est chose faite avec les affaires que Tarana a laissées derrière elle. J’avais commencé à les regrouper dans des cartons, je termine de faire le tour du chalet, faisant le chemin inverse du petit poucet pour qu’il ne reste plus une trace. Trois cartons sont empilés dans un coin. Je les donnerai sûrement, sauf si la propriétaire de leur contenu se décide à me contacter. Et à présent ? L’heure ne tourne pas assez vite à mon goût. Partir courir ? L’idée me traverse et se révèle tentante. Je n’y cède pas, me rabattant finalement sur une autre activité.

A
u-delà de soixante, j’ai arrêté de compter. Des gouttelettes de sueur glissent de mon visage, s’écrasant sur le sol. Certaines descendent le long de mes avant-bras. La musique diffusée par mon téléphone à proximité est rythmée et encourageante. Je commence à ne plus sentir mes bras et c’est au bout d’une énième pompe que je finis par m’écrouler sur le parquet, tentant de reprendre mon souffle. A cet instant, je ne pense plus à rien. La séance a fonctionné. Plus de grand-mère malade, plus de Hayes. Seulement la fatigue et moi. Elle est de bonne compagnie, silencieuse et moins dérangeante en tout cas, contrairement à certaines personnes. La douche m’appelle et m’ouvre ses bras pour que je vienne me blottir sous la chaleur décontractante de l’eau. Avant celle-ci, je fais un bref détour pour alimenter la cheminée du chalet. Se chauffer au bois, cela change des consommations à outrance que l’on génère dans les grandes villes.

J
e tente de me convaincre que Hayes a changé d’avis et qu’elle est repartie. J’ai un fardeau sur mes épaules à porter, et si je l’ai dans mes pattes… Je ne sais pas combien de temps je vais tenir avant de lui avouer la vérité. Et que se passera t’il dès lors ? Non. Hors de question que j’accepte de lire une once de pitié dans son regard. Ce n’est pas comme si elle ne connait pas Margaret. Enfin non, elle ne la connait pas. Elle l’a croisée une fois voici plus de dix ans. Ma grand-mère avait décidé de débarquer à l’improviste au bureau, peu de temps après ma rupture avec Hayes. Ce jour-là, elle ne m’a pas dit la vraie raison de sa présence maintenant que je m’en rappelle. Une envie brusque de voir son petit-fils, seule explication que Maggie me fournit et qui me contenta.

U
n simple jean enfilé et un grognement de ventre plus tard, je me dis qu’il est peut-être temps de me nourrir. Le mental, tout comme le physique ont été éprouvés. Cuisiner puis manger. Le seul bémol au programme, c’est que je n’ai aucune idée de ce qui me fait envie. Quelque chose de rapide, voilà qui est certain. Mais quoi, voilà qui est une bonne question. J’en suis à là de ma réflexion quand un déclic attire mon attention. Il provient de la porte d’entrée contre laquelle personne n’a toquée. Elle s’ouvre et… Ok, ce n’est pas un rêve, c’est une réalité cauchemardesque. Hayes n’est pas partie, et surtout elle m’a pris au mot en usant de la clé que je lui ai donnée.

E
lle est vraiment obligée d’entrer comme en terrain conquis ? Certes, ce chalet ne m’appartient pas, je le loue seulement, mais tout de même ! Et c’est à peine si elle me regarde quand elle prend la parole. Mes bras se croisent sur mon torse nu. Elle me désespère déjà de nouveau. Je lève les yeux légèrement en direction du plafond. « La connexion est parfois capricieuse et n’accepte guère qu’on peste contre elle. » J’ai tenté cette méthode la première fois qu’elle a sauté. Ça ne l’a pas rétablie et il m’a fallu attendre. « Mon ordinateur est sorti, il se trouve juste là-bas. » Sans décroiser les bras, je fais un signe du menton en direction de la table sur laquelle repose mon ordinateur. Il est en veille à cet instant, des papiers l’entourent, uniquement en rapport avec nos affaires. Hayes est persuadée que je me la coule douce, cette vue commencera peut-être à ébranler ses convictions.

Q
uelle est la suite déjà ? Ah oui, des interrogations. « Il y a des araignées ici comme partout dans le coin. Elles aiment bien se nicher dans le bois. » Et vu que nous nous trouvons dans un chalet… Fais demi-tour Bennett et prends ton unique jambe à ton cou. Puis surtout, qu’elle n’oublie pas sa valise, sinon elle ira rejoindre les affaires de Tarana. Me décidant enfin à décroiser les bras, je m’approche d’elle pour la délester de son bagage. « Tu n’as donc pas changé d’avis. » Je ne la quitte pas du regard alors que ma main agrippe la valise. Ce n’est qu’ensuite que je me détourne pour la poser à proximité du canapé. Autant qu’elle ne reste pas dans le passage pour celui de nous deux qui craquera et franchira le seuil de la porte en premier. « Installe-toi, j’en ai pour quelques secondes. » Si j’ai fait mine de ne pas l’entendre, je m’éclipse dans ma chambre pour revenir avec une chemise blanche sur les épaules que je termine de boutonner en revenant dans la pièce principale.

H
eureuse ? Si on ne peut même plus se promener à moitié nu chez soi, dans quel monde vit-on franchement… « Puisque tu sembles lancer, vas-y je t’écoute. Par contre, désolé mais j’ai faim, donc je regarderai tes tableaux et graphiques ensuite. Ou en mangeant » Je ne me dérobe pas, il faut savoir seulement gérer ses priorités. Les miennes me disent que je serai incapable de réfléchir le ventre vide. « Tu as faim ? » Mais pourquoi je lui pose cette question ! Si la réponse est positive, qu’elle se débrouille pour subvenir à ses besoins ! L’éducation Margaret finira par me perdre. J’oublie par moments d’être complètement égoïste dans ma vie privée, comme il m’arrive de l’être dans les affaires.

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Mer 25 Jan - 20:26



« Sweet dream or beautiful nightmare »
with Jay & Hayes
1
Comment peut-on espérer développer sereinement une entreprise dans ce monde avec une connexion qui n’est pas optimale ? C’est décidément de la folie. Il va bien se rendre compte qu’il ne pourra pas rester longtemps ici, pas tant qu’il n’y aura pas la fibre optique en tout cas. Et quand bien même, ce n’est pas une ville pour les affaires. Je jette un œil à sa table. C’est censé être un bureau ça ? Soit, de toute manière, il va falloir faire avec les moyens du bord. Et des araignées… Je jette un regard en coin à Jay. Il est sérieux ou il y a vraiment des araignées ? Je reste immobile quand il m’approche pour prendre ma valise.

« Tu sais que je suis du genre bornée. »

Et que je ne change d’avis que pour d’excellentes raisons. Je suis connue pour cela. C’est aussi pour cela que l’annulation de mon mariage a surpris à ce point. Mais il y avait de vraies raisons derrière. Tout comme pour ma présence ici, n’est-ce pas ? Je jette un coup d’œil à son dos quand il me laisse, embarquant mon sac. Il s’est musclé il me semble. Enfin, ça fait des années que je l’ai vu dans cette tenue, mais je crois qu’il a pris en muscle. Peu importe, ce n’est pas de cela dont j’ai besoin à l’heure actuelle. J’ai besoin de sa matière grise. Je vais donc m’assoir et sortir mon ordinateur. Je prépare les dossiers sur l’entreprise que je vise et sur les repreneurs éventuels. Sauf que lorsqu’il revient, bien qu’il soit habillé, il ne semble pas prêt à travailler. Il était aussi chiant avant ? Pas moyen de m’en souvenir. Il faut dire que je ne l’ai pas vu depuis… Depuis combien de temps n’a-t-il pas mis les pieds dans les bureaux ? Depuis quand n’avons-nous pas déjeuné sur le pouce entre deux dossiers ?

« Si tu as de quoi pour nous deux, je prends. »

Je me demande quand j’ai mangé pour la dernière fois. Je n’aime pas manger et il n’y a rien dans l’hôtel. Je rentre trop tard pour l’heure des repas. Pourtant, je suis une bonne mangeuse. Je fais bonne figure dans les soirées mondaines, ne mangeant que les petits fours et infimes portions qu’on nous sert. Mais j’adore un bon gros hamburger aussi. Ça me fait rêver d’ailleurs.

« Il s’agit d’une entreprise immobilière. Pour le moment, leurs comptes sont à flot, mais si on regarde de plus près leurs comptes et les prévisions, ils ne tiendront pas plus de deux ans. On peut récupérer une part du capital et le revendre à… »

J’ouvre les différents fichiers que j’ai enregistrés dans le PC, j’ai sélectionné plusieurs jeunes magnats de la finance, à la fois peu scrupuleux et peu attentifs aux comptes. Mais je constate que c’est désespérément un homme et qu’effectivement, il ne peut, ou ne veut, faire deux choses en même temps. En fait, non, je sais qu’il est capable de faire deux choses en même temps, je sais qu’il m’écoute mais qu’il fait royalement semblant de m’ignorer.

« Depuis quand est-ce que tu cuisines ? Il n’y a pas de services de livraison ici ? »

A DC, j’étais une reine de la commande. Je pense que les traiteurs me vouent d’ailleurs un culte. Je tuerai pour de la nourriture chinoise. Ou pour un gros pot de glace à la pistache. Mais j’ai surtout, surtout, surtout, besoin d’un grand verre de vodka pour supporter l’idée de rester ici, avec des araignées, dans une maison de bois, en étant totalement soumise au bon vouloir de monsieur. Sauf si je fous le feu à cet endroit. Non seulement cela ferait revenir les pompiers, ce qui en soi est une bonne chose, mais en plus, ça pourrait le faire rentrer beaucoup plus vite.

Je chasse cette idée de ma tête, elle serait capable de prendre beaucoup trop de place. J’ai besoin de me concentrer sur l’affaire que je soumets à Jay. Elle est plus complexe que nos transactions habituelles et il faut que nous soyons en mesure de réfléchir pour que rien ne nous échappe.

« Tu aurais de l’eau ? »

Histoire que j’avale ces satanés anti-inflammatoires et ces antidouleurs, avant que ma cheville ne me lance trop.

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Jeu 26 Jan - 1:02

Sweet dream or beautiful nightmare ?
“Jayden & Hayes.”
H
ayes arbore son air contrarié, celui où elle ne voit que le côté négatif de tout ce qui l’entoure. Les araignées, ce n’est pas pour elle. Et la connexion internet doit être à mille lieues de ses habitudes. Lakewood n’est tout de même pas la préhistoire. Certes, il n’y a pas de fibre optique mais nous n’en sommes pas non plus au vieux modem 56K avec un forfait limité que notre génération, et celles avant nous, ont connu. Il est possible de gérer l’essentiel d’ici, et si jamais ça bloque, elle pourra faire le choix de repartir, ou bien nous ferons un saut à Seattle histoire de retrouver un peu la vraie civilisation. Oui, car même si Lakewood me procure une bouffée d’air frais, je n’y reste que par nécessité. Non que je me sente chez moi ailleurs, mais je ne me sens pas plus à la maison ici. Un point positif, c’est qu’au moins j’ai du temps pour cuisiner même si le repas de ce soir sera archaïque.

A
présent que j’ai sa réponse, je m’affaire en sortant de la salade, des œufs, jambon, champignons et autres ingrédients. J’écoute mon associée tout en préparant rapidement la salade. Ses vues se portent sur une entreprise immobilière. Ce n’est pas forcément mon registre favori – je préfère les entreprises industrielles beaucoup plus faciles à démanteler – mais pourquoi pas après tout, si elle juge que l’opportunité est à saisir. Mon regard se porte brièvement dans sa direction quand elle s’interrompe. Test pour savoir si je suis ? Dans tous les cas, je ne prête attention à elle que quelques secondes, avant d’aussitôt retourner à la préparation de mon omelette. Et je m’interroge. Pourquoi cette entreprise ? N’y a-t-il pas quelque chose d’un peu plus caché et de profond dans ce choix ? Je m’apprête à lui poser la question qui me taraude mais elle est plus prompte et me devance.

J
e souris sans m’arrêter. Elle ne connait pas cette facette de ma personnalité. Comment pourrait-elle en même temps, je n’ai pas eu l’occasion de la lui faire découvrir, mettant un terme à notre relation pour différentes raisons. « J’ai toujours cuisiné et j’ai été à bonne école, celle de ma grand-mère. C’est juste que je manque de temps. » En ne restant jamais au même endroit, ce n’est pas évident non plus de trouver une cuisine, y mettre les pieds et prendre quelques heures pour apporter du bonheur aux papilles gustatives. « Je ne sais pas pour le service de livraison, je n’ai pas encore fait tout le tour de la ville. Mais il y en a peut-être… Comme un cultivateur du coin faisant du porte à porte avec sa charrette et son cheval pour proposer ses légumes, qui sait ? » L’idée me semble amusante. La tête de Hayes est juste hilarante. Je me retiens de rire et me détourne légèrement, faisant mine d’être complètement absorbé par ma poêle.

L
a cuisson suit son cours. Je n’abandonne l’omelette que pour sortir une bouteille d’eau, ainsi que deux verres que je vais déposer sur la table. « C’est pour tourner la page que tu as choisi cette entreprise ? » Benjamin… Immobilier… Rupture… La question est finalement sortie. Je l’observe quelques secondes avant de me détourner pour retourner à mes fourneaux. Cela ne me regarde pas après tout mais j’ai eu cette curieuse envie de savoir et de voir la réaction qu’elle aurait en sortant de sa zone de confort qui est le travail. On ne parle que de ça d’habitude. Même en sortant ensemble, le travail revenait toujours sur le tapis… J’ouvre un placard pour en sortir deux assiettes. Un tiroir pour les couverts. Et je sors une bouteille. « Fais de la place, c’est prêt. »

U
ne bouteille de vodka. Va-t-elle m’en vouloir alors qu’elle est sous cachets ? Certainement. Le fais-je intentionnellement ? Possible même si en vrai, j’aime cet alcool, grâce à elle d’ailleurs. On a eu la prise de tête dans le café, j’ai eu ma séance de sport pour me fatiguer. Il ne manque plus qu’un verre d’alcool pour me permettre d’affronter la soirée et qui promet d’être longue si on ne tombe pas d’accord rapidement. Le contenu de mes mains est déchargé sur la table avant que je retourne chercher la poêle. Je ne cherche pas à comprendre et coupe l’omelette en deux. Si elle n’a pas très faim tant pis pour elle, je suis pour l’égalité. Puisqu’on va l’avoir dans l’entreprise, autant l’avoir également dans la nourriture. Le saladier est chopé au vol et déposé également.

B
on appétit ! « Et tu veux procéder comment ? Si on l’achète maintenant et qu’on revend alors que les comptes tiennent la route, on pourra se faire moins de bénéfices que si on se contente de faire mine de s’intéresser à eux, en apportant un capital et en ne faisant pas ensuite le moindre effort jusqu’à la chute. Le bénéfice sera plus intéressant à ce moment-là. » Ma fourchette reste quelques secondes en l’air le temps de tourner le problème dans un sens puis dans l’autre. La réflexion est présente, je ne fais que cogiter depuis toute à l’heure en fait. Acheter et revendre ou les leurrer et patienter ? Les deux options sont intéressantes, ça c’est sûr. La bouteille de vodka est ouverte. Je m’apprête à me servir mais laisse ma main en suspend quelques secondes. « Un verre ? Ah non, tu as des cachets. » Hayes veut rester à Lakewood. J’y mets un peu du mien en la nourrissant mais cela ne veut pas dire pour autant que je vais lui faciliter la vie. Plus vite elle partira et moins de chance il y aura pour qu’elle découvre ce que je cache.
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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Ven 27 Jan - 0:41



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1
Il manque de temps ? Mais qu’y a-t-il donc à faire dans ce patelin ? Remarquez, si en fait… je comprends. Il n’y a tellement rien à faire ici qu’il s’est remis à la cuisine. Je crois que le jour où je cuisinerai, ce sera vraiment le début de la fin. Je me surprends à fouiller dans mes souvenirs, je sais que j’ai déjà vu la grand-mère de Jay. Je le sais… une fois je crois. Mais quand ? Pas quand nous étions ensemble, ça c’est sûr… mais je sais qu’elle est passée un jour au bureau. Je suis tirée de cette pensée quand il évoque la possibilité d’un livreur en charrette. Je lui jette un regard blasé… J’ai peur qu’ils en soient capables dans cette ville. Ce serait tellement… pathétique.

« Ne me dis pas qu’ils n’ont pas de pizza ou de sushis… »

Quelle ville, sérieusement, ne propose même pas ce genre de services ? Je récupère le verre qu’il me propose et avale mon cachet fissa, avant de me replonger dans le bilan financier qui s’affiche à l’écran. Sa question me fait lever la tête et lui jeter un regard noir. Il est en train de sous-entendre que je mélange vie privée et vie professionnelle ? C’est une erreur que je n’ai pas commise depuis… lui en fait. Et en plus, depuis quand il se pose – me pose – ce genre de question ? D’accord, la coïncidence est malheureuse, Benjamin est un magnat de l’immobilier, c’est vrai.

« Si j’avais voulu tourner la page, je l’aurais ruiné. On aurait démantelé avec soin ses précieux bâtiments. Mais si jamais tu veux lui refourguer à prix d’or une entreprise qui va se casser la gueule et le ruiner, ne te gène surtout pas. »

Oh oui, j’adorerais qu’il se plante profondément, qu’il voit son compte en banque s’effondrer. Ah, ça, ça lui ferait mal, très mal. En plus il n’aurait plus toutes ses dindes pour tourner autour de lui. J’écarte presque sans discuter le plan de travail pour réceptionner l’assiette ainsi qu’une énorme plâtrée d’omelette. Sauf que j’ai un métabolisme absolument dingue et que je pourrais avaler un steak sans problème. Je regarde la bouteille de vodka. Je me souviens des premières fois où il buvait de cet alcool. Il ne tenait pas plus de quelques verres.

Je me serre un peu de salade, avant d’avaler une bouchée d’omelette. Ses œufs ne sont même pas brûlés, c’est louche.

« Acheter ne fait pas tout, il faudra aussi réussir à revendre. Si ça se casse la gueule et que ça en vient à se savoir, on va galérer. Si on achète maintenant, on peut réinjecter assez pour faire croire à un rebond. Et vendre plus cher. Ce seront les acheteurs qui se casseront la figure. Et je sais que tu as une petites faiblesses pour ceux-là »

Je lui montre l’écran. Quelques entreprises et patrons peu dignes et injustes. On n’est pas des justiciers lui et moi, mais on joue selon les règles. Néanmoins, si on peut ébranler les tricheurs et les mauvais joueurs… Quoique, Jay a décidé de jouer lui aussi au mauvais joueur on dirait. Je le regarde, avec le regard blasé et méprisant des Ivanovic.

« Monsieur Robson, je vous rappelle que je buvais du lait à la vodka avant que vous ne perdiez votre première dent de lait. »

J’attrape la bouteille et me serre un verre avant d’en faire autant pour lui. Je lève le mien pour trinquer avec lui. A quoi, franchement, je n’en sais fichtrement rien.

« Nazdravlje !»

J’avale le verre sans sourciller. Ça c’est de la vraie boisson. Pas les trucs aseptisés qu’on veut nous refourguer ici. Je me resserre un autre verre. Quoi, deux ça ne peut pas faire de mal. Et ce ne sont que des anti-inflammatoires, y a pas mort d’homme.

« Il m’a quand même trompée ce gros con. »

Ouais, c’est sorti tout seul. Mais c’est de la faute de Jay, c’est lui qui, le premier, a mis mon histoire avec Benjamin sur le tapis. Alors que je l’ai rayé de ma vie cet abruti. Je n’y pense plus du tout à cette enflure, à la position dans laquelle je l’ai trouvée avec sa pouffe blonde.

« Bref, cette OPA, t’en penses quoi ? »

J’avale une autre bouchée d’omelette. Je crois que j’aurais été capable de faire cramer les œufs moi. Jamais été proche de ma grand-mère contrairement à Jay. De mon grand-père oui, mais lui, c’était un « bonhomme », dans le sens le plus macho du terme, alors je crois que je ne l’ai jamais vu cuisiner. Il me manque, bien plus que je ne l’admettrais. Mon téléphone se met à sonner, je vois apparaitre le nom de mon père. Hum, sans façon, je sais déjà de quoi il va me parler : mon mariage annulé, qui a couté une fortune, qui a mis à mal ses relations avec les Andrews, l’héritage de mon grand-père, surtout ça, en fait… Je coupe court à la sonnerie en rejetant l’appel. Je ne parlerai à mes parents que lorsque je serai en position de force.

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Ven 27 Jan - 18:20

Sweet dream or beautiful nightmare ?
“Jayden & Hayes.”
U
n service de livraison. Des pizzas mais également des sushis. Et puis quoi encore pour contenter princesse Bennett ? Cet aspect de sa personnalité, qui manque de simplicité, me fait étrangement penser à une certaine personne. Si je viens de rompre les ponts avec l’une, ce n’est pas pour que la seconde la remplace même si Hayes sera toujours cent fois moins pire que l’héritière Darbinian. Je hausse légèrement les épaules, l’air de dire que je n’en sais rien… Les pizzas, il est toujours possible de les faire soi-même. Les sushis… je n’ai jamais tenté, ça doit être dans mes cordes, encore faut-il trouver les bons ingrédients. Cela ne doit pas être trop compliqué si on a le bon riz, du moins je le suppose. Je termine de m’affairer tout en continuant Hayes. ‘Si j’avais voulu tourner la page’. Cela veut dire que la page est déjà tournée ou qu’elle ne l’a pas encore fait ? Difficile de deviner ce qu’elle pense, et je n’arrive pas à lire sur son visage de quoi il en retourne. Tant pis, passons à autre chose.

S
e sustenter à présent que c’est prêt est une bonne idée et on n’évoque plus le cas Benjamin ainsi. La page du travail n’est pas fermée. Inévitablement, on repart dessus. Comme toujours, j’accepte de la suivre sur cette affaire, il faut simplement qu’elle me dise comment elle veut procéder. Évidemment que j’ai un faible pour la seconde méthode d’achat-vente mais l’immobilier… ça reste de l’immobilier et c’est chiant à mon sens. Non un peu, mais beaucoup, voire carrément très chiant. Je m’exécute cependant et me penche un peu vers elle pour regarder l’écran d’ordinateur. L’essentiel des calculs sont déjà sous mes yeux, cependant mon cerveau ne peut s’empêcher d’en effectuer des complémentaires. J’esquisse une légère moue. Le créneau sera mince pour revendre, et il ne faudra pas se rater le moment venu. Mais pourquoi pas, sa proposition est viable à mes yeux.

J
’avale une bouchée d’omelette avant de me décider à ouvrir la bouteille de vodka. Ma proposition n’est guère sympa envers Hayes mais elle va dans le sens de mon bien-être personnel. Madame n’apprécie guère mon petit jeu. Depuis son arrivée, combien de regard blasé de la sorte m’a-t-elle adressé ? Et je n’ai pas encore réussi à la faire craquer, quelle endurance. Ou plutôt, c’est moi qui n’emploie pas des efforts suffisants pour qu’elle craque plus rapidement. La vodka est censée m’aider, je me fais prendre à mon propre jeu quand elle m’enlève la bouteille des mains pour remplir les deux verres. « Mademoiselle Bennett, il me semble que le médecin n’a pas dû oublier de vous dire d’éviter l’alcool avec tes cachets. » Parle à mon cul, ma tête est malade. Ou cause toujours, je t’écoute. Je n’aime pas son idée, pas du tout même. « Santé. » Je trinque tout de même, en grommelant légèrement. Et mon verre est descendu aussi rapidement que le sien. Un peu moins vite tout de même car elle est déjà en train de se resservir.

J
e n’attends pas qu’elle le descende aussi et échange nos verres quand elle remet sur le tapis Benjamin. Il est temps qu’elle arrête l’alcool, on en a la preuve juste en ce moment. « Et te retrouver à l’hosto avec tes mélanges ne changera rien au fait qu’il restera un con. Plus d’alcool pour toi ce soir. » Elle a déjà eu un verre, qu’elle ne se plaigne pas ! Et là ma conscience me travaille. Je me demande si je dois lui avouer que je m’en doutais qu’il le ferait surtout après l’avoir vu flirté avec ma secrétaire. Si j’en parle, Hayes me reprochera peut-être de n’avoir rien dit, d’avoir oublié de venir au mariage et de l’avoir presque laissée se marier avec lui. Si je n’en parle pas, il ne se passera rien. « Heureusement que tu t’en es rendue compte avant. » Même s’il lui a tout de même fallu plusieurs mois pour prendre conscience que c’est un connard. Il m’a fallu que deux rencontres pour me faire une opinion. Enfin bref, hors de question de m’aventurer sur ce sujet délicat, et je ne vais pas plus loin dans cette discussion.

R
ecentrons-nous sur l’OPA entre deux bouchées d’omelette. « Elle est viable. Tu as besoin de quoi, ma signature pour régler les détails de ton côté ? L’immobilier, ça reste chiant. » Tellement que je descends mon second verre de vodka de la soirée alors qu’une sonnerie vient nous interrompre. Inévitablement, mes prunelles se posent brièvement sur le téléphone de Hayes. Son père. « Vas-y, c’est peut-être urg… » ent. Pas assez aux yeux de mademoiselle qui rejette l’appel. Je fronce les sourcils. Elle ne souhaite pas parler à sa famille, à cause du mariage annulé ? Hayes a-t-elle honte ? De quoi franchement, je ne vois pas. Le seul fautif c’est le sieur Andrews. Le téléphone sonne une nouvelle fois, encore son père qui insiste. Ce n’est pas dans mes habitudes d’agir de la sorte. Je sens que je vais le regretter. Oh et puis zut !

J
e la devance avant qu’elle ne rejette encore l’appel et me saisis du téléphone en faisant glisser mon doigt pour accepter l’appel. Ma main libre s’avance vers Hayes pour la stopper si l’élan lui prend de m’arracher le téléphone des mains. « Allo. […] Bonsoir monsieur Bennett. […] Comme vous l’entendez ce n’est pas Hayes, mais Jay Robson son associé. […] Elle est indisponible pour le moment, nous sommes en réunion. […] Oui je comprends […] Mais nous sommes plongés dans une affaire qui demande toute notre attention. Elle vous rappellera dès que possible, enfin dans quelques jours. Bonne soirée monsieur Bennett. » Puis je raccroche. Fin de la discussion. La prochaine fois qu’elle aura son père au téléphone, elle évitera peut-être une discussion sur son ex-fiancé et aura droit à la place à un truc du genre ‘mais pour qui se prend ton associé ?’ Mes oreilles siffleront, on m’évoquera en négatif, mais peu m’importe. Cela ne m’atteindra pas et si ça peut la sauver sur le coup, ça sera la contribution que je n’ai pas apporté pour son mariage. « Donc nous disions… l’OPA. » Où l’on en était déjà ?
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Dernière édition par Jay Robson le Dim 29 Jan - 23:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Dim 29 Jan - 20:28



« Sweet dream or beautiful nightmare »
with Jay & Hayes
1
Depuis quand doit-on écouter les médecins franchement ? Je vais très bien et l’alcool aidera à supporter la douleur. Ce n’est pas un petit cachet et n petit verre de rien du tout qui changeront quoi que ce soit à mon état pour le moment. Je râle quand il me prend mon deuxième verre ! Sérieusement ? Normalement, dans tout bon échange social, il faut boire un verre et insulter les gens que son interlocuteur insulte. C’est comme ça que ça marche. C’est si compliqué que cela à comprendre ?

« Bien mon colonel ! »

J’esquisse un salut totalement raté. J’m’en fous de toute façon. Il ne décidera pour moi que ce soir, parce que je suis en position de… non, pas de faiblesse, de force en fait, parce que je suis certaine qu’un coup d’attelle ou de béquille dans la tronche, on doit le sentir passer. Quant à Benjamin, il ne décidera jamais pour moi. Quel connard, franchement. D’accord, nous n’étions pas profondément amoureux, mais ce qu’il a fait, ça ne se fait pas. Pourtant, j’avais hésité. A l’épouser malgré tout, je veux dire.

« Tu avais prévu de m’envoyer une carte ou tu avais oublié ? »

La question sort toute seule. Je ne me suis pas occupée des préparatifs du mariage. Ce n’est pas mon trucs de m’extasier devant vingt nuances de blanc, de choisir des fleurs, de disposer les tables… On avait confié ça à une organisatrice. Mais j’ai cru comprendre qu’il n’avait jamais renvoyé son invitation. Cela m’avait contrariée, mais je n’avais rien dit. Parce qu’on ne mélangeait pas – ou plus – vie privée et vie professionnelle. Toutefois, aujourd’hui, je me pose la question. Le connaissant, il aurait pu venir et se foutre de moi, me dire que ma robe était trop bouffante ou faire une énorme idiotie au pire moment. Parce qu’il est bien de ce genre là. Et avant, ça m’amusait. Quelque part, il était le seul que j’aurais voulu ce jour-là. Parce qu’il m’aurait permis de m’amuser. D’un autre côté, ça n’a plus d’importance aujourd’hui. Il n’y a pas eu de mariage. Et j’ai passé tout mon vingt-sept décembre à l’hôtel, à manger de la glace en regardant ma série favorite. Un peu pathétique. Et le soir même, j’avais un coup de fil de mon grand-père pour m’incendier. Trois jours après, je le perdais lui aussi.

Tout ça pour en revenir au fait que l’entreprise est vraiment tout ce qui me reste. Alors je m’en occuperai bien.

« Tu as toujours détesté l’immobilier, je sais. Ta signature, oui, si tu es partant pour le démantèlement maintenant, et ton avis sur l’entreprise que je dois approcher en premier. »

Celle qui sera la plus susceptible de se précipiter sur l’achat ou celle qui mérite le plus de se casser la figure. Au choix. Et moi aussi j’ai un choix à faire. Comme celui de répondre ou pas à mon père. Et ce soir, je n’ai pas envie. Seulement voilà, même si je ne suis pas très proche de mon père, on se ressemble que certains points. Notre côté borné par exemple. Surtout quand on nous raccroche au nez, ce que je viens de faire. Donc évidemment, ça sonne de nouveau. Je soupire, tends la main pour envoyer balader mon père, mais … Quoi ? Jay s’est emparé de mon portable. Qu’est-ce qu’il fait ? Mais… Il est taré ? Je me redresse pour l’attraper et stopper son acte de folie, mais il ose m’intimer le silence ! Je me rassois lourdement, l’observant, dubitative. Jayden Robson parle à mon père. C’est…

Un fin sourire se dessine sur mes lèvres au fur et à mesure du coup de téléphone. C’est idiot, mais ça me rappelle cette fois où il était venu me sortir d’une soirée absolument barbante. On était ensemble à l’époque, et il avait débarqué dans la salle en prétextant une urgence et un énervement comme si l’entreprise allait se casser la figure. J’y avais presque cru moi-même à l’époque. Voilà exactement pourquoi j’aurais voulu qu’il soit là, si j’étais allée au bout de mon mariage. J’imagine la tête de mon père, surtout après le « dans quelques jours ».

« Félicitations, tu viens de devenir l’homme à éliminer sur la liste noire de mon père. »

Je crois bien que c’est la première fois qu’il parle à mon père en plus. En douze ans. Il faut dire, pourquoi lui aurait-il parlé ? Quand il se rassoit et nous ramène au travail, je dois remettre mes idées dans l’ordre. J’avale une fourchette de salade.

« Tu n’auras que les feuillets classiques à signer. Une signature électronique suffira. J’enverrai tout dès demain aux différentes parties. »

C’est bien la preuve que c’est franchement nul que je doive absolument attendre d’avoir sa signature pour faire quoi que ce soit. C’est idiot. Tant d’heure de route pour ça. Et pour le surveiller et m’assurer qu’il rentre aussi.

« Bon, est-ce que tu vas me dire quelle connerie tu as faite pour avoir besoin de te mettre au vert ? C’est une expression que mon cher père a utilisée quand je l’ai déçu pour la première fois. Et à mon avis je vais l’entendre souvent dans les prochains jours. »

Oh, ça, c’est même sûr.

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Lun 30 Jan - 0:26

Sweet dream or beautiful nightmare ?
“Jayden & Hayes.”
P
arler la bouche pleine est d’une impolitesse affligeante. Il m’est donc impossible de répondre à la question de Hayes. Carte ou oubli, qu’est-ce que cela change ? Elle n’avait pas besoin de moi à son mariage, sinon elle aurait insisté pour que j’apporte une réponse à l’invitation que j’avais reçue. Il est sans doute préférable pour elle qu’elle tourne la page, et ne s’interroge plus ce qui s’est passé ou aurait pu se passer. Je fais comme si je n’ai pas entendu la question, alors qu’on sait elle et moi qu’il n’en est rien. Mon silence, comme souvent, ne veut pas dire que je ne répondrai pas. Seulement que je ne le souhaite pas à cet instant précis. Passons à autre chose, le travail est une zone de confort tellement plus rassurante et facile à contrôler. Même si le domaine concerné est l’immobilier et que ce n’est pas ma tasse de thé. Tout le monde a un point faible, et bien l’immobilier c’est l’inutilité incarnée à mes yeux. Et le pire, c’est que je ne m’en suis jamais caché.

J
’étudie les différents choix qui se présentent à nous. L’un est directement éliminé. Un autre peut attendre plus tard. Quant aux deux derniers, cela fait boum boum dans ma tête. Oui, ma tête – et non mon cœur – balance entre ces deux options. Plouf plouf pour régler la question ? Certainement pas, il doit bien y avoir un détail sur l’une des entreprises qui fera pencher la balance en sa faveur. Je le cherche ce détail, il ne vient pas, et le téléphone de Hayes en profite pour sonner. Voyant qu’elle ne daigne répondre à son père, je me décide à le faire pour elle au second appel. Une mouche m’a piqué, qu’on la trouve et qu’on lui coupe la tête ! Je ne me laisse pas démonter par monsieur Bennett, il est rare qu’une personne prenne l’ascendant sur moi sans que je ne la laisse faire en contrôlant. La voix à l’autre bout du fil est plus que mécontente. Je n’en ai cure. Je me fiche de la colère de la famille de Hayes, ils n’ont qu’à accepter son choix. Je l’accepte bien même si ça m’arrange qu’elle ne soit pas mariée à ce connard d’Andrews !

J
e hausse les épaules. Tout le monde possède une liste noire sur laquelle figure des noms. Cela ne doit pas être la première fois que j’apparais sur une de ces listes. « Si ça occupe ton père » et te laisse du répit, « je veux bien être le premier nom sur sa blacklist. » Même si sérieusement, c’est Benjamin Andrews qu’il devrait vouloir éliminer et non moi. Quel genre de père est furieux contre sa fille car elle annule un mariage avec un homme volage ? Celui uniquement préoccupé par les qu’en dira-t-on et l’argent. C’est un monde bizarre duquel provient Hayes. Le milieu ouvrier de mon enfance me semble si simple, voire banal, en comparaison. Les préoccupations ne sont pas les mêmes. Les conversations non plus. C’est pour une de ces raisons que je parais parfois en décalage lors de repas mondains. Ma tête reste toujours en dehors du bain dans lequel je suis plongé depuis plusieurs années. Heureusement pour moi…

J
e me réinstalle mais cela ne dure guère longtemps. Finalement, je bouge déjà pour récupérer la salade et m’en servir un peu. L’OPA, qu’on en termine. Une signature par ci, une signature par là et le tour sera joué. Je pique une feuille de salade avec ma fourchette et l’avale. En même temps, je me lève déjà de mon siège pour contourner Hayes et me pencher par-dessus son épaule. Ma main se tend en direction de l’écran de l’ordinateur. Mon doigt ne se pose pas dessus, hors de question d’y laisser une trace qu’il faudra nettoyer ensuite. « Celle-ci en premier. » Ma tête ne fait plus boum boum et mon choix s’est enfin porté vers une cible. « Et tu n’as pas besoin de ma signature avec la procuration que je t’ai faite. » Elle voulait mon analyse et que je fasse un choix, voilà qui est fait. Elle en a même oublié que pour la suite, je lui ai fourni un petit papier qui la dispense d’attendre ma signature. La vie est belle n’est-ce pas ?

P
as tout à fait, car à present que notre discussion sur l’OPA a avancé, elle détourne la discussion pour revenir sur un plan plus personnel. Depuis quand me pose-t-elle ce genre de question ? Et depuis quand ma vie privée la regarde ? Mon visage se ferme alors que je me redresse. « Aucune connerie, désolé si ça accroit ta déception envers moi. » Je n’ai plus faim. L’appétit vient de s’envoler. Je chope mon assiette ainsi que la bouteille d’alcool – au cas où l’idée lui viendrait de se resservir – et je dépose le tout près de l’évier. Un peu trop brusquement peut-être. « Pourquoi tu ne peux pas juste accepter que je vais rester quelques temps ici ? Tu devrais être contente, je fais des économies en ne prenant ni avion, ni hôtel. » Oui, mais cela ne me ressemble pas, c’est bien ça le problème. Tout comme cela ne nous ressemble pas de parler vie privée. On bascule sur le sujet et voilà où ça nous amène, à prévoir un nouvel avis de tempête dans un chalet.

J
e souffle. Et bois une gorgée de vodka à même la bouteille. Le liquide me brûle légèrement la gorge, je m’en moque. « 27 décembre... » Je marmonne. « Tu n’aurais pas eu de carte. Je ne souhaitais pas assister à ton mariage avec ce mec. » Je me mords les lèvres pour ne pas laisser sortir la raison. Nous sommes incapables de parler calmement quand il ne s’agit pas de boulot. Est-ce pour cette raison que je n’ai pas arrêté de courir après Tarana durant presque dix ans ? Pour n’avoir pas à rentrer longtemps ni avoir à affronter Hayes en dehors du travail ? Et con comme je suis, je lui ai même filé une clé de ce chalet ! Je fais quoi à présent, je sors et claque la porte pour aller me réfugier chez Margaret ? C’est une solution de facilité à laquelle je ne suis guère habitué. Mes paupières se ferment quelques secondes, le temps pour moi de faire redescendre la tension qui m’anime. « Pourquoi tu restes Hayes ? Tu es venue et je t’ai donné ce que tu souhaitais. » Alors lâche-moi. Mes épaules s’affaissent très légèrement. Laisse-moi avec ma peine et me préparer à ce qui m’attend avec Maggie, seul. Ce n’est pas de sa pitié dans ma vie personnelle dont j’ai besoin, seulement de sa force pour me remettre sur les rails avec le travail quand le moment sera venu.
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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Mer 1 Fév - 0:18



« Sweet dream or beautiful nightmare »
with Jay & Hayes
1
Je note dans ma mémoire le nom de l’entreprise qu’il a choisie. Bien, elle sera la première que je contacterai. Et certainement la dernière, il s’avère que je peux me révéler très persuasive… bon, d’accord, je soupçonne parfois mes acquéreurs de céder pour que je cesse mon harcèlement. Mais cela fait partie du métier, c’est le jeu comme on dit. Je tique un instant. Il est juste que je n’ai plus besoin de sa signature, mais après douze ans, certaines habitudes sont particulièrement bien ancrées. Par contre, je suis un peu étonnée qu’il m’en fasse la remarque. Il aurait très bien pu ne rien dire pour garder un semblant de supériorité.

« Certes, mais il me semble que ta procuration me promets un cinquante-cinquante. Si, en effet, je n’ai plus besoin de ta signature, tu restes mon associé et si tu te réengages dans l’entreprise alors la collaboration reste de mise. »

Je m’attarde un peu sur le terme de collaboration. S’il laisse tomber l’entreprise, alors soit. Mais sinon, nous serons associés au même niveau, il ne sera pas question de faire les choses chacun dans notre coin. Sauf que je commence à me rendre compte que je fais fausse route. Parce qu’il fait cavalier seul, depuis plus longtemps que je ne le pensais. L’absence de réponse à ma question, en plus de l’invitation, tout ça montre bien qu’il était en train de m’éjecter tout doucement. Finalement son installation ici, même momentanée, ne fait que me le confirmer. Et sa réaction, brusque, brutale presque, me fait l’effet d’une porte claquée au nez. Mon visage se referme, tout mon corps aussi. Je me crispe, immédiatement. Ma déception envers lui ? Putain, mais qu’est-ce qu’il croit ? Il… il se fout de moi ? Ses gestes, sa façon de me prêter des intentions, de me parler d’économies comme si je ne pouvais songer à rien d’autre… ça ne lui ressemble pas. Pas du tout même. Et je déteste la personne que j’ai en face de moi.

Le voilà qui marmonne dans sa barbe, le voilà qui… Voilà qui a le mérite d’être clair. Ok. Ok, il ne voulait pas assister à mon mariage, pourquoi ne l’a-t-il pas tout simplement dit ?

« Tu sais que je me serai contentée d’un non merci, sans façon ? Pas de quoi en faire toute une histoire. »

Pourquoi je reste ? Je lui ai dit pourquoi je restais. Son offre que je garde précieusement est caduque sans son retour à DC, alors je veux m’assurer qu’il revienne bien, je ne veux pas être coincée des années avec un associé fantôme. Voilà pourquoi je reste, qu’est-ce qu’il s’imagine ? J’ai une vie moi, à Washington ! J’ai… J’ai le travail, déjà ! Et j’ai… bon, je n’ai plus de fiancé ni vraiment de famille… ni d’ami, certes. Mais j’ai… J’ai les magasins, déjà. Mais même, sérieusement, il n’a donc rien écouté de ce que je lui ai dit ? Il m’énerve ! Il… je ne le supporte plus !

« Tu sais quoi ? Va te faire foutre, Robson ! J’pense que j’ai été suffisamment cool avec toi toutes ces années ! T’es en colère ? Bah moi aussi ? T’en as marre de me voir, ok, message reçu cinq sur cinq ! Tu sais quoi ? Encore une fois, je vais faire ce que monsieur Robson a décidé, encore une fois je vais me plier à ses petits désirs. Tu veux que je me tire ? Aucun problème ! Moi aussi j’en crève d’envie ! T’en fais pas va, je réserve un train et demain à la première heure je ne suis plus là. Par contre, évidemment, je reste dormir ici cette nuit, parce que je ne suis qu’une connasse qui pense à faire des économies, je ne vais tout de même pas payer une chambre d’hôtel ! »

Cette fois, oui, il a réussi à me mettre dans une colère noire. Mais merde à la fin ! Tous les hommes ont décidé d’être des connards finis ? De cet imbécile de Ben à mon père en passant par mon grand-père qui a cassé sa pipe en me laissant entourée d’enflures ? Et maintenant Jayden ? Mais qu’il aille se faire foutre ! Qu’ils aillent tous se faire foutre ! Je me suis levée pendant toute ma tirade, j’ai un peu mal, mais tant pis, faut que ça sorte.

« T’as juste intérêt à ramener tes fesses à DC le plus vite possible – parce que s’il me fait poireauter un an, cette fois ce sera la guerre à grand renfort d’avocat – et si possible tu ne ramènes pas le crétin qui se trouve en face de moi ! »

Je referme mon ordinateur, l’attrapant sous le bras pour être libre de m’appuyer sur ma béquille et de trottiner jusqu’à ma valise.

« Où est ma chambre ? »

Je lui jette un regard froid. Moi aussi je peux être désagréable si je veux !  
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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Jeu 2 Fév - 1:19

Sweet dream or beautiful nightmare ?
“Jayden & Hayes.”
J
’ai attendu plusieurs années avant de me décider aujourd’hui même sur un coup de tête. Quand je note la réaction de Hayes, je m’interroge sur ce qui m’a pris autant de temps. Même en ayant une procuration qui lui donne les pleins pouvoirs pour la durée de mon absence, même en lui offrant l’égalité à mon retour, elle ne cherche pas à prendre le dessus et m’inclut dans les décisions. Du moins pour ce soir, tant que certaines limites ne sont pas encore franchies. Nous n’arrivons pas à communiquer, c’est un fait. Bien que je l’apprécie, et quelque part tient à elle, il m’est impossible de me contrôler quand elle m’interroge. Pire que tout, je reviens sur son mariage et lui balance en plein figure des mots qui n’ont pas le même sens sans l’explication qu’ils sont censés précéder. Seulement celle-ci ne sort pas dans la foulée et déjà elle m’accuse d’en faire toute une histoire. Sérieusement ? Je fais toute une histoire ? Mais qui revient sur mon absence à son mariage ?! Il n’a pas eu lieu, qu’est-ce qu’on en a à foutre de ma non présence ! Ce n’est pas comme si je suis un ami très proche à qui elle raconte tout. Je suis son associé et son ex bordel ! « Non merci, je ne souhaitais pas être présent à ton mariage au risque de l’interrompre ! » Mais qu’est-ce qu’elle est énervante et chiante par moments !

E
lle me fatigue. Je souhaite simplement que tout ceci s’arrête. Mais la tension monte d’un cran. Je ne parviens pas à me relâcher. Je ne comprends même pas encore pourquoi elle est encore ici si ma décision la contrarie au point que je la déçoive. J’ai envie que tout s’arrête. Si je balance un torchon en guise de drapeau blanc, y-a-t’il une chance qu’une trêve s’amorce entre nous ? Je bois encore une gorgée de vodka, davantage par mécanisme que par réelle envie. Comme c’est parti, je vais descendre la bouteille à moi seul et me réveiller avec un terrible mal de crâne. Et Hayes n’en sera pas complètement responsable. Je retire ce que je viens de penser. Mon associée sera l’unique cause de mon mal de tête. Qu’elle aille se faire foutre également. Je suis bien trop poli sur le moment pour le lui rétorquer. Et alléluia, elle cède ! Nous sommes tous les deux d’accord sur son départ – alors pourquoi nous engueulons-nous encore comme des chiffonniers. « N’oublie pas de me donner l’heure de départ, je m’assurerai que tu ne rates pas ton train ! » Je suis même prêt à l’y emmener sur mon dos si elle n’est pas fichue de marcher. Plus vite, elle sera partie et plus vite j’aurai la paix !

O
n se toise du regard. Jamais on n’a été aussi en colère l’un envers l’autre. Jamais nous n’avons eu l’occasion de l’être, ni le temps, il faut bien l’avouer. Que chacun retourne dans son coin et mène sa petite vie. Nous y sommes arrivés durant plusieurs années, on peut encore le faire même avec la disparition de Tarana. Hayes à D.C., moi à Lakewood. Point final. Ramener mes fesses dans la capitale ? Pour qu’on s’hurle encore dessus ? Mademoiselle rêve. Hors de question que je rentre en l’état actuel. « Le crétin prendra un malin plaisir à prolonger ses vacances s’il le souhaite ! Tu n’es pas ma mère – paix à son âme – encore moins ma femme, je prendrai mon temps car monsieur Robson n’en fait qu’à sa tête, comme toujours ! » La bouteille est posée brusquement, tanguant un peu avant de reprendre son équilibre.

V
ivement demain matin. La soirée est déjà trop longue à mon gout et la nuit s’annonce épouvantable. Rien n’est censé dans ce que nous nous balançons au visage. Hormis peut-être sa demande pour savoir où se situe sa chambre. Qu’elle aille en réclamer une à l’un des voisins, je suis certain qu’avec son petit sourire charmeur, elle arrivera à se faire ouvrir plus d’une porte. Sauf que c’est dans ce chalet qu’elle passe la nuit, et si je veux m’assurer qu’elle ne rate pas son train le lendemain, hors de question que je la perde de vue. « Par là. » Connasse. Je récupère sa valise sans ménagement et l’amène jusqu’à une porte que j’ouvre. Je ne m’assure même pas que Hayes me suive. Je n’en ai rien à foutre. Tout comme je n’en ai rien à faire de balancer le bagage sur le lit sans douceur avant de ressortir aussi vite de la chambre, comme si une mouche m’a piqué ou que j’ai le feu aux fesses. Elle a peut-être besoin d’aide pour trimballer son ordinateur jusqu’à la chambre ?

J
e m’avance jusqu’à elle avec l’idée de prendre l’ordinateur. Je m’arrête à quelques centimètres, ne la quittant pas du regard. Si elle s’imagine me frapper avec sa béquille, j’espère qu’elle a suffisamment de force pour le faire sans élan. Le cas échéant, je risque de me payer sa tête. « Je semble abonné aux chieuses de première, ça en devient fatigant. » Une de perdue, déjà une autre qui prendre la place. Rectification. L’autre est la première, j’avais juste l’impression qu’elle était moins chiante toutes ces années. Illusions, les crasses de la riche héritière ne faisaient qu’adoucir ma vision erronée du sale caractère d’Hayes. Je n’ai même pas fait un mouvement pour lui arracher l’ordinateur. La tension est toujours là, mon corps est crispé. Et cette courte distance est dangereuse. Mes prunelles sont posées sur ses lèvres. Lèvres qui détiennent le pouvoir de laisser sortir les mots qui m’atteignent, enveniment ma colère en une fraction de secondes. Lèvres qui m’attirent au point de vouloir les étouffer pour que plus un mot ne sorte. J’esquisse un geste vers elles…

U
ne sonnerie retentit. Celle de mon téléphone. Je me redresse et le sors pour regarder l’écran. A la vue du nom qui s’affiche, un éclair d’inquiétude traverse mon regard. Déjà je décroche. « J’écoute… » Et je tourne les talons, ouvrant la porte d’entrée pour sortir sur le perron. Je ne songe pas à la claquer derrière moi, la laissant entrebâillée. « Qu’a-t-elle fait ? […] Je suis désolé, je peux venir si vous voulez. […] Ok, je passerai demain… […] Encore désolé. Dites à Maggie que je l’embrasse. » Je raccroche, soucieux. L’air glacial me frappe au visage, traverse la faible épaisseur de ma chemise. Je fixe un point quelconque devant moi sans même le voir. Il me faut quelques secondes pour réaliser que j’ai la chair de poule. Le froid est radical, davantage que la teneur de ce coup de fil. Il endort ma colère envers Hayes et refoule mon envie de l’affronter pour qu’on se prenne de nouveau la tête. Je me laisse encore un peu de temps, quelques minutes, et peut-être quand je me déciderai à rentrer, elle sera enfermée dans sa chambre, à pester encore contre moi tout en cherchant à dormir.
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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Ven 3 Fév - 21:50



« Sweet dream or beautiful nightmare »
with Jay & Hayes
1
Au… au risque de l’interrompre ? Quoi, il aurait bondit tel un chevalier servant quand le maire aurait demandé s’il y avait quelqu’un pour s’opposer à ce mariage ? Mais de quel droit et pourquoi ? Si encore c’était pour faire une connerie, ça m’aurait amusé. Voir la tête de mes parents et beaux-parents, désacraliser le moment, oui, ça aurait été drôle. Mais j’ai l’impression que ce n’est pas pour ça, qu’encore une fois, il me cache des choses, et je ne parviens pas à comprendre lesquelles.

Et la vérité, c’est que je n’ai pas envie de comprendre. J’en ai marre de passer sur ses caprices, sur ses départs. J’en plus qu’assez de devoir courber l’échine pour me plier à tous les desiderata de mon père, de Benjamin, de Jayden ! Cette ville, cet endroit, lui, je ne supporte rien du tout ! Alors oui, je vais rentrer à Washington, je vais mener ma vie comme je l’entends, mon entreprise comme je l’entends. Je ne sais pas pour qui ils se prennent ou me prennent, mais c’est fini tout cela ! Ras la casquette franchement ! Au moins, maintenant, nous sommes sur la même longueur d’ondes. On ne se supporte plus, on sera bien mieux à des miles et des miles l’un de l’autre.

Chaque mot prononcé ne fait qu’attiser notre haine et notre colère. Il semble vouloir une guerre ouverte. Si c’est ce qu’il veut, alors c’est ce qu’il aura. Je ne plie pas sans me battre, jamais. Et contre lui, je me battrai avec une férocité sans borne. Ce sera facile. Il a attisé la haine de la femme après avoir frustré des années l’associée et brisé le cœur de l’amante des années plus tôt. Il me suffira de convoquer ces trois femmes en moi, et oui, il sera aisé de me battre contre lui.

« Bien ! Alors cesse de te comporter comme un gamin de cinq ans ou comme un abruti de mari en mode mâle dominant ! »

Une nuit. Une seule putain de nuit à passer ici, dans cette ambiance absolument pourrie et après je pourrai rentrer, retrouver mon appartement, prendre un bon bain en mangeant de la bouffe truffée de pesticides et faire tout ce que je veux faire tranquillement. Il me fait presque mal à m’arracher ma valise des mains. Je ne le suis que du regard. Il croit quoi ? Que je vais être son petit toutou et le suivre ? C’est bien mal me connaitre. Je reste fermement plantée sur mon unique jambe valide et soutiens son regard, jusqu’au bout, même quand il oublie un peu trop le concept d’espace vital. S’il espère me mettre mal à l’aise, il se fourre le doigt dans l’œil, et profondément en plus !

« C’est étonnant, je me disais pour ma part que j’attirais les gros cons. »

Je n’avais pas pensé qu’il en était un, du moins au début. Mais finalement, je répète souvent le même schéma. Combien de foi nous sommes nous disputés à ce point ? Rarement. C’est déjà arrivé, mais alors nous finissions toujours par nous réconcilier de façon agréable. Mais une fois que nous avons rompu, les disputes n'ont plus jamais atteint ce stade. Je le regarde, je sais que mon corps bat beaucoup plus vite que d’habitude. Ma tension s’affole mais j’essaie de garder le contrôle. Il est l’une des rares personnes sur terre à être capable de me faire du mal, et j’en suis arrivée à le soupçonner d’en jouer. Comme là, sa façon de me regarder…

Ça sonne. Qu’est-ce qui sonne ? Pas mon téléphone, je reconnaitrais sa sonnerie entre mille, et ce, même si c’est la sonnerie de base. Il décroche. Il ose décrocher ? Alors qu’on est en pleine engueulade ? Mais quel enfoiré ! Le voilà en plus qui disparait. C’est une blague ! Je reste plantée là, le regardant s’en aller. Qu’a-t-elle fait ? Qui ça, « elle » ? Bon sang il… Il m’a menti ? Il peut venir ? Quoi, bon sang il… il court encore après Tarana contrairement à ce qu’il prétendait ? Ça, tout ça, c’est ce qu’il promet aux Darbinian comme s’il était leur petit caniche ! Je n’ai jamais rien compris à leur accord d’ailleurs… qu’avait-il à y gagner ? J’enrage, je me crispe encore plus de colère et je m’apprête à aller lui exploser son visage de barbu hipster quand il prononce le nom de Maggie. Maggie ? Qui est cette Maggie qu'il embrasse ? Une énième Darbinian ? Je n’en ai pas l’impression. Et puis Maggie… C’est un nom qui me rappelle quelque chose. Je ne connais personne du nom de Maggie, mais c’est un diminutif il me semble. Maggie, Maggie… Margaret ? Je ne connais pas de Margaret, mais lui apparemment il en connait une. J’essaye de me souvenir. Pour qu’il ne revienne pas me balancer une saloperie dans la tronche, c’est que ça doit être important.

Je me repasse le film de notre « vie » en accéléré. Il y a bien une Maragret que je « connais », en y réfléchissant bien. Est-ce que c’est possible ? L’image d’une vieille dame s’impose à moi, une vieille dame qui était passée dans nos bureaux il y a des années de cela. Elle était entrée et elle m’avait regardée en souriant. « Vous êtes Hayes, n’est-ce pas ? », c’est tout ce qu’elle m’avait dit. Elle avait souris, hoché la tête et était repartie comme elle était venue.

C’est sa grand-mère, n’est-ce pas ? Alors il a de la famille ici et cC’est pour elle qu’il reste, pas vrai ? La seule personne pour qui j’aurais pu tout lâcher plusieurs jours, ça aurait été mon grand-père, s’il n’avait pas été lui-même un bourreau de travail. Je ne savais pas qu’il avait encore sa grand-mère. Il faut dire qu’on ne parle pas vraiment de ça, lui et moi. Il ignore bien que j’ai enterré mon grand-père quelques jours après avoir annulé mon mariage.

« Je ne sais pas qui est cette Maggie, mais elle n’a pas besoin d’une mauviette. Bouge ton cul, Robson. T’es un requin de la finance et là tu vas ressembler à rien. »

Il se retourne, et je suis prête à parier qu’il est sur le point de me tuer avec circonstances aggravantes, genre acte de torture. Mais c’est bien. C’est exactement ce dont il a besoin. C’est ce dont j’aurais eu besoin quand mon grand-père est mort. Haïr quelqu’un, avoir un objectif. Qu’il me haïsse et me détruise, si ça peut le booster et pas faire de lui un type qui se terre ici. Je lui souris.

« D’un autre côté… en fait, reste dehors. Si tu chopes la crève et que tu es cloué au lit, ça me laissera beaucoup plus de temps avec ce que je veux, n’est-ce pas ? »

Je suis certaine qu’il ne pense plus qu’à me détester pour le moment, qu’importe ce qu’il est arrivé à sa famille ou à sa grand-mère, ce qui semble être assez grave compte tenu de sa réaction. Au moins maintenant, j’ai fait diversion.

« J’espère au moins que tu as l’eau courante dans ce taudis. »

La pouffiasse superficielle, c’est un rôle sur mesure pour des jours comme aujourd’hui.

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Sam 4 Fév - 1:12

Sweet dream or beautiful nightmare ?
“Jayden & Hayes.”
J
e ne suis pas d’un genre frileux mais ça caille ! Drôlement même ! En comparaison, ça doit être l’été à Washington. Quelle idée de rester une heure, à l’extérieur, sur le perron. Cela fait moins de deux minutes en vérité, et alors ? Mon corps ne ressent pas la durée de la même manière quand il s’agit de froid. Je tapote mes mains l’une contre l’autre, en vain. La tension redescend à mesure que le froid se propage à travers mes vêtements. Cheminée en fonction et chaleur, le tout m’attend à quelques mètres derrière moi. Il y a juste à rentrer dans ma demeure provisoire et… Merde, ça attendra encore un peu, le temps que le parasite à l’intérieur déguerpisse et aille contaminer une autre pièce. Il attaque mon cerveau et je n’ai même pas de bombe anti-insectes pour l’éloigner. Et dire que j’ai failli… Faire quoi ? Rien. L’appel de l’aide à domicile de Margaret m’a sauvé la mise et empêché de commettre une énorme erreur. Oui, car ce geste, ça n’aurait pu être qu’une erreur ! Monumentale ! J’ai suffisamment à gérer ces derniers temps pour rajouter à ma croix.

C
hasser Hayes de mon esprit et l’éviter. Ne pas me faire un sang d’encre pour Margaret. Aucune raison que je m’inquiète pour ma grand-mère, je ne suis qu’un gros con qui ne pense qu’à moi après tout. Pourquoi je me soucierai d’elle, hein ? Autant ne pas lever le petit doigt, faire mon égoïste, retourner à D.C. et patienter là-bas jusqu’à ce que ça se termine. Et voilà, deux minutes et j’ai déjà un coup de tension. Inspirer. Expirer. Se préoccuper seulement de l’air froid qui pénètre dans mes poumons et faire redescendre mon rythme. Une voix. Bordel, elle fait tout foirer mon programme improvisé de détente ! Je vais la tuer. Je ne sais pas encore quelle sera l’arme du crime, mais on va faire confiance à mon imagination pour la trouver. Lentement, je me retourne pour affronter le regard de Hayes par la porte entrouverte. Tends le bras Robson, et ferme cette porte, tu ne verras plus sa tronche ainsi. Ou alors, je peux envisager de sortir la porte de ses gonds et de l’écraser avec. Ou juste taper sur sa jambe pour qu’elle hurle de douleur. Occupée à hurler, elle ne songera plus à me parler et moi j’aurai la paix.

H
ayes est capable de se taire, excepté quand elle flaire une brèche et s’engouffre dedans. Son but, je ne le connais pas. Des claques, elle va s’en prendre, elle suit le chemin pour dans tous les cas. Et je ne parle pas de gentilles petites fessées ! Depuis quand elle écoute aux portes en plus, maudite femme ! Théoriquement, c’est de ma faute, je n’ai pas clos la porte derrière moi, mais peu importe. Elle a laissé traîner son oreille et à présent le chemin suit son cours dans sa tête. Maggie. Margaret. Margaret Wade. Grand-mère et dernier parent vivant de l’associé prodigue. Ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’elle fasse le rapprochement et demande ce que mon aïeule fait à Lakewood. Il va me falloir commettre le crime parfait, qui ne laissera pas de traces.

A
vant de le commettre et d’effacer cette femme capable de m’atteindre de la surface de la Terre, je vais déjà rentrer me réchauffer un peu. Des doigts engourdis par le froid risqueraient de me faire trembler. Alors, je reviens, refermant la porte à clé derrière moi. Me voilà prêt pour un nouveau round, la cloche peut sonner. Hayes va s’en mordre les doigts. Elle m’a provoqué pour réveiller de nouveau la colère qui m’anime, je vais… Une seconde. Deux même. Je l’observe un peu plus attentivement, comme cherchant à la sonder, à deviner ses pensées. Évidemment, je n’y arrive pas et pourtant… C’est ce qu’elle cherche, à me secouer ou alors à complètement m’enfoncer. La frontière entre les deux est mince. Mon envie de décapitation est toujours présente même si elle vient seulement de surgir pour évincer ma précédente idée.

C
e taudis comme elle le nomme, elle va y passer la nuit. Sans rien dire - elle serait trop contente que je desserre mes lèvres – je m’en vais ouvrir un placard pour sortir une grosse casserole. Je la pose sur le comptoir avant de me tourner vers elle. « L’eau, c’est comme internet c’est aléatoire, les canalisations peuvent geler. Mais tu peux aller chercher de la neige, ça te sera utile. » Elle croit vraiment que nous sommes au Moyen-Âge, autant ne pas la faire mentir sur ses craintes et les confirmer. Et si au passage, elle tombe et se foule son autre cheville, je me ferai une joie de m’occuper d’elle et de l’expédier dans une maison de repos, à des miles d’ici, tout en m’assurant qu’il y aura Une personne qui la rendra dingue tout le temps de son séjour.

Q
uoi d’autre encore ? Ah oui. « Désolé, mais tu attendras ton tour, je vais prendre ma douche en premier. » Elle n’est pas censée savoir que j’en sortais quand elle arrivait tantôt. Quoique si, avec mes cheveux humides. Oui mais le froid, ça me donne envie d’en reprendre une. « Et sois rassurée Bennett, la casserole te sera utile. Je ne sortirai que lorsqu’il n’y aura plus une seule goutte d’eau chaude. » Connard ? Affirmatif mon capitaine, mais elle l’a cherché. Le requin de la finance est capable de l’être également dans sa vie privée même s’il déteste le faire. Je lui tourne déjà le dos, prenant la direction de la salle de bain. Je m’arrête sans me retourner. « Margaret a Alzheimer. » Voilà c’est dit. Fin de la discussion. Je claque déjà la porte de la salle de bain derrière moi. La mission vidage du cumulus n’a plus qu’à démarrer. Le robinet de la douche est déjà tourné à fond alors que je fais glisser ma chemise par-dessus mes épaules. Combien de temps cela va prendre pour épuiser l’eau chaude ? Vingt minutes, une heure ? Je mets le chronomètre en route sur mon téléphone ? Non… Je ne pousse pas le vice jusque-là et le pose sur le lavabo. Quoique…
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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Sam 4 Fév - 23:39



« Sweet dream or beautiful nightmare »
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« Ne pleure pas, Hayes, pleurer, c’est pour les faibles. »

Cette phrase, je l’ai entendue un nombre incalculable de fois. Il y en a une autre qui fonctionnait aussi avec. C’est « non, tu n’abandonnes pas, tu dois te débrouiller seule ». Chez nous, la notion de famille est assez relative et nous pouvions passer beaucoup de temps séparés les uns des autres. J’ai grandi dans l’idée de ne jamais regarder en arrière, de toujours aller de l’avant, sans attaches, les attaches n’étant qu’un prétexte pour ne pas prendre son courage à deux mains. Dixit mon grand-père qui, il se plaisait à nous le rappeler, n’aurait jamais quitté son pays sinon.

Alors non, je ne sais pas ce qui le préoccupe et je me fiche pas mal qu’il ne m’ait jamais dit qu’il avait de la famille ici, à Lakewood. Je sais juste que je ne veux pas passer ma dernière journée avec une larve. D’une part parce que ce serait encore moins supportable et en plus parce que ça ne lui ressemble pas du tout. Le coup de la casserole, en revanche, ça lui ressemble beaucoup plus. Aller chercher de la neige pour la faire fondre et me laver avec ? Et puis quoi encore ? Je laisse échapper un rire. Allons donc, tu me connais si peu mon cher Jayden ?

Oh, il me donne du Bennett en plus ? Cette fois je ne cache plus mon amusement, j’ai vraiment dû le contrarier. Une menace à l’eau chaude, non mais sérieusement ? Nous en sommes là ? A des guéguerres dignes de frère et sœur ados ? Manque de chance pour lui, j’ai grandi en internat, les coups de la sorte, je connais et je maitrise. Je prépare d’ailleurs mentalement une liste de pièges et coups tordus que je pourrais lui faire, histoire de lui faire passer à jamais l’idée de se terrer dans un coin aussi miteux. Sauf qu’il me coupe l’herbe sous le pied. Sa grand-mère est malade. Je ne savais même pas qu’elle était encore en vie il y a cinq minutes. En moins de dix, j’en apprends presqu’autant sinon plus qu’en douze ans. Ce n’est pas cool, comme mal. Y a rien de pire que de perdre la mémoire ou de disparaitre de l’esprit des siens. Mais justement, ce n’est pas une maladie qu’on combat en ne faisant rien et en se lamentant. Il claque la porte.

Depuis quand il se laisse abattre de la sorte ? Il est proche de sa grand-mère, comme je l’étais de mon grand-père, même si nous n’avions certainement pas la même relation. Mon grand-père me traitait tout de même de « race à détruire », j’imagine mal sa grand-mère dire des choses pareilles, même si moi, je savais ce qu’il voulait dire par là.

Donc si je comprends bien, il reste ici pour elle, parce qu’elle est malade. Ok, pourquoi pas. Mais pourquoi ne pas me l’avoir dit dans ce cas ? Il croyait quoi ? Que je lui taperai un scandale ? Certes, je lui aurai tapé un scandale pour la forme mais bon. Ok, autant donc terminer cette soirée comme il se doit. Je lève les yeux au ciel.

« Pardon Seigneur. »

Puis j’ôte mon chemisier, ouvrant la porte de la salle de bain qu’il a seulement claquée. Sans rougir – je ne vois franchement pas de quoi avoir honte, d’autant qu’il m’a déjà vue – j’enlève aussi mon bas et mes sous-vêtements.

« Franchement, Jay, quitte à être dans le trip écolo, autant y aller jusqu’au bout. Là tu gâches de l’eau. Je t’offre de faire des économies. »

Dans tous les cas, j’aurai ma douche chaude, ou il me connait vraiment très mal. Je laisse glisser un regard sur lui.

« T’as fait du sport toi. »

Allez, il va bien répondre en mode gamin que j’ai vieilli ou que j’ai pris du poids. Je pose mes mains sur mes hanches.

« Mon grand-père est mort. »

Et pourtant, moi, je ne suis pas à le repousser sans cesse. Au contraire, j’en suis réduite à lui courir après. Ironique, non. Bon aller, moi j’ai une douche à prendre, d’autant que parler de cela me noue l’estomac. Mon grand-père, sa sévérité, sa violence, son histoire, ses idéaux, c’est lui qui m’a construite. C’est lui qui a toujours cru en moi et qui serait bien déçu si je baissais les bras face à Robson. Quant à la moralité, j’irai me confesser demain. Il y a bien une église dans cette fausse ville.

« Donc je veux quand même que tu bosses comme jamais t’as bossé et que tu ramènes ton cul à Washington le plus vite possible – et j’insiste sur l’adjectif possible – pour que tu nous fasses engranger un maximum d’argent. Tu en auras besoin.»

Parce que les soins coûtent chers. Et je me dis que dans ce délire de bobo, la vie doit coûter une blinde. Je me rends compte aussi pour la première fois que je ne sais même pas s’il a encore ses parents pour l’aider. Enfin… d’un côté, s’ils sont comme les miens… ils n’aideront pas et seront plus des poids qu’autre chose. Il faut voir comment ils se comportent actuellement.

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Dim 5 Fév - 18:48

Sweet dream or beautiful nightmare ?
“Jayden & Hayes.”
A
ïe. Une légère douleur traverse mon épaule gauche. Mes muscles refroidissent et se détendent, laissant place à une gêne. Je ne me suis pas étiré après ma séance de pompes, j’en paie un peu le prix. Pourtant, ce n’est rien en comparaison de devoir passer la nuit sous le même toit que mon associée. Les tons montent, les piques sont balancées de part et d’autre. Et nul ne sait ce qui va encore se passer quand je sortirai de la salle de bain. Elle va bien me trouver une vacherie pour pimenter encore la soirée, dans le seul but de détourner mon attention de mes préoccupations, ou alors d’avoir le dernier mot dans nos joutes.

L
e jean glisse au sol et mon sous vêtement prend la même direction quand la porte de la salle de bain s’ouvre dans mon dos. Ce n’est tout de même pas… Un coup d’œil dans le miroir me confirme mes craintes. Hayes, à moitié dénudée, se tient derrière moi. Je ne la quitte pas du regard dans la glace alors qu’elle termine de se dévêtir. Quelle mouche la pique ? Toujours à la recherche du dernier mot dans nos joutes apparemment, histoire de faire des économies d’eau. Cette femme est désespérante, tout autant que moi. Je me retourne pour laisser courir mes prunelles le long de son corps. Il est légèrement différent de mes souvenirs. Non, elle n’a pas dépensé en chirurgie esthétique pour refaire ses seins ou une autre partie de son anatomie, mais ça reste tout de même différent. Ou je me plante et ma mémoire s’est altérée au fil des années.

J
e hausse les épaules à sa Remarque. Le sport est devenu une échappatoire depuis un moment déjà. « La trentaine te va mieux. » Voilà ce qui a changé. Quand je l’ai quittée, nous avions vingt-cinq ans même pas. Des études disent que le corps change tous les sept ans, je ne leur donne pas tort. Les courbes de Hayes sont plus matures, plus féminines. Et diaboliquement attirantes. Heureusement qu’elle fait diversion, m’aidant à recentrer mon cerveau. Son grand-père est mort. Quand ? Après son mariage annulé, voilà encore une information qui n’est pas parvenue jusqu’à moi. Je suis vraiment à côté de la plaque au sujet de sa vie privée, tout comme elle l’est à propos de la mienne. « Je serais venu si tu m’avais appelé. » Lui dire l’attendue phrase ‘Toutes mes condoléances’ me semble hors sujet. Elle ne doit pas l’espérer venant de moi, l’ayant sûrement trop entendue depuis le décès de son grand-père. Mon aïeule est malade, elle a perdu le sien, et chacun de nous affronte sa peine de son côté. Voilà à quoi se résume douze années de partenariat, à faire cavalier seul pour surmonter les maux qui se dressent sur notre route.

S
ommes-nous vraiment seuls ? Je n’en suis plus aussi certain. Bien évidemment il y a le côté intéressé pour que je revienne à Washington. C’est une femme d’affaires redoutable mais c’est ensemble que nous sommes le plus efficaces. Je l’ai toujours su et ce, depuis le premier jour de notre association. Mais elle ne réclame plus que mon retour soit immédiat, seulement quand cela sera possible. Quand je le jugerai possible ? C’est le flou absolu de ce côté-là dans ma tête. A l’heure actuelle, je sais seulement que j’ai besoin de rester pour ma grand-mère, mais également pour moi. Car j’ai besoin d’être près d’elle. Quant à Hayes… Hayes…

J
e m’approche et pose mes mains sur ses hanches pour la soulever. Avec sa cheville, elle est encore capable de glisser, s’affaler et il faudra expliquer aux pompiers ou au médecin ce que nous étions en train de faire. Absolument rien du tout. Pourtant, j’ai bien ressenti comme un léger picotement sur mes mains quand ma peau est entrée en contact de la sienne. Je la repose et mes mains s’écartent une fois entrés dans la cabine. Arrêtons de gâcher de l’eau et entrons dans le trip écolo comme elle le dit si bien. « Tu veux… Tu veux… Quelle femme autoritaire qui ne m’écoute pas. Je t’ai dit que j’allais bosser d’ici et je serai irréprochable sur ce point. Mais soit, je vais écouter madame et bosser vu que tu le veux. » S’il ne faut que ceci pour la satisfaire, je vais répondre à ses exigences, elle aura l’impression que j’écoute. « Et depuis le début, j’ai dit que je reviendrai à Washington, mais ok je ramènerai mes fesses puisque tu veux aussi ceci. » Seulement, nous ne savons ni elle ni moi, ça sera quand. Et même si elle veut que je rentre, elle sait à présent que je ne le ferai que lorsque je serai prêt.

M
a main droite se tend pour se saisir du gel douche. Mes yeux se posent sur ses lèvres mais glissent plus bas, attirés par quelque chose dont je n’avais pas fait attention quand elle s’est déshabillée. Ma main gauche s’approche pour saisir l’objet trônant au bout d’une chaîne entre mon pouce et mon index. « Tu la portes toujours. » Une petite croix qu’elle avait déjà à l’époque. Je ne l’ai jamais interrogée sur le sujet, même si cela me parait curieux que Hayes soit croyante. Surtout quand on voit son comportement à cet instant ! « Comment tu vas Lui expliquer ? Il est impossible que tu laisses ce crétin de Jay avoir le dernier mot et c’est pour cette raison que tu es nue sous une douche avec lui, au risque que ça dérape ? » Je souris, amusé, libérant la croix en écartant mes doigts. Au risque qu’on dérape ? Nous sommes déjà en train de le faire, depuis qu’elle est entrée dans cette salle de bain et que je ne l’ai pas virée en lui claquant la porte au nez et en la verrouillant derrière.
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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Lun 6 Fév - 0:13



« Sweet dream or beautiful nightmare »
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La trentaine me va mieux ? Pfff, ce qu’il ne faut pas entendre. Attention, je sais que je suis plutôt pas mal dans mon genre, mais soyons sérieux, je n’ai plus non plus la fermeté de mes vingt ans. Toutefois, je le reconnais un peu plus à cette formulation, entre compliment et critique de mon corps lorsque nous étions ensemble. Je sais aussi qu’il ne ment pas quand il dit qu’il serait venu. Sauf que je n’étais pas prête. Mariage annulé, guerre avec mon père, perte de mon guide spirituel, qu’est-ce qu’on se serait dit ? Rien. Peut-être qu’il m’aurait boostée, certainement même. Il n’aurait pas balancé ces phrases à la con et parfaitement inutiles qu’on entend lors des décès. De toute façon, il était parti depuis quoi… plus de six mois. Sans compter qu’on n’a jamais eu ce genre de relations.

« Entre la Darbinian et ta grand-mère ? Je crois que tu avais mieux à faire. »

Même si j’aurais apprécié avoir quelqu’un avec qui manger n’importe quoi devant un épisode de série. Je l’ai fait, seule, mais ça aurait été plus drôle avec quelqu’un. Mais ça, non seulement, on ne l’a pas fait depuis… des années, et en plus j’ai l’impression qu’il est dans un délire de corps sain. Bientôt il deviendra végétarien ou végétalien ou un autre trip du genre alors que je tuerai pour un énorme hamburger.

Qu’est-ce qu’il fait ? Je me raidis quand il pose ses mains sur moi. Il l’a déjà fait par le passé mais là, je ne suis pas vraiment d’humeur à m’envoyer en l’air. Quoi que, d’un autre côté, ça n’a jamais été désagréable, au contraire. Quand il me soulève, j’enroule par réflexe mes bras autour de ses épaules, pour me retenir. Je ne lâche pas son regard. L’eau me remet les idées en place. Ok, ça aurait été une mauvaise idée. Comme beaucoup de choses dans cette ville, en fait.

« J’ai toujours été autoritaire et je ne t’ai jamais écouté, je ne changerai pas aujourd’hui. »

Alors il va réellement travailler ici et moi à Washington… Mais pour combien de temps ? Cela fait plus de six mois déjà et je me rends compte aujourd’hui que j’ai besoin qu’il rentre. Pour valider l’offre qu’il m’a faite, certes, mais aussi… enfin, ça fait douze ans. Je ne sais pas. Je vois de nouveau sa main s’approcher de moi. Oh… ma croix. J’ai un moment d’hésitation. Généralement, quand je me retrouve nue avec un homme, je prends soin de l’ôter. Il est l’un des rares à l’avoir déjà vue sans que je ne sois habillée. Je fronce les sourcils quand il m’interroge sur mes plans vis-à-vis de Dieu. Aux dernières nouvelles, ça ne regarde que Lui et moi.

« Je lui ai déjà demandé pardon pour avoir cédé à tes avances à l’époque, je pense que par conséquent, ça ne compte pas. Et puis, nous ne commettons aucun péché que je sache. »

Je lui prends le gel douche pour faire ce qu’après tout on est censé faire dans une douche, à savoir se laver.

« Surtout, il n’y a aucun risque que ça dérape, tu as été très clair sur le fait que tu mourais d’envie de me voir dégager d’ici au plus vite. Et à moins que tu fasses dans le vite fait mal fait niveau dérapage… On sait qu’il ne se passera rien. »

Je hausse les épaules en continuant à me nettoyer. En réalité, il pourrait très bien se passer quelque chose. Enfin, juste une fois, parce qu’il faut être honnête, il n’est vraiment pas dégueulasse. Mais de toute façon, il est hors de question que je m’éternise ici et je sais que je ne le reverrai pas avant des mois.

« Je crois que je ne t’ai pas appelé pour la même raison que tu ne m’as pas appelée. »

Avec peut-être aussi mon orgueil qui n’était pas prêt à admettre que j’aurais eu besoin d’un sauveur. On se sauve soi-même chez les Ivanovic-Bennett. Néanmoins, je reste curieuse sur un point.

« Tu aurais fait comment pour interrompre mon mariage ? Je veux du spectaculaire attention, genre tu aurais sauté d’un hélicoptère en vol pour clamer une réplique typiquement hollywoodienne. »

Non, mais je suis sérieuse. Mon mariage n’aurait pas dû être minable, alors son interruption non plus. Et là, je pense que mon père l’aurait tué. Même pas le temps d’inscrire son nom sur la liste noire.

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Mer 8 Fév - 0:49

Sweet dream or beautiful nightmare ?
“Jayden & Hayes.”
C
ertes, je suis du genre surbooké, à dormir peu et à courir dans tous les sens. Mais tout de même, un simple coup de fil et j’aurais rappliqué sans hésiter, même en étant à l’autre bout de la planète. Hayes ne sait donc pas que j’aurais agi de la sorte ? Certainement que non. Ces huit dernières années, elle ne m’a jamais appelé au secours, et les seules fesses que j’ai sauvées, ce sont celles de Darbinian. Et on voit aujourd’hui le résultat. Je ne vais pas regretter mes décisions de ces dernières années, seulement noter qu’elles m’ont fait perdre du temps, qu’elles nous ont même fait perdre beaucoup de temps à Hayes et moi… Financièrement parlant. Dommage que madame autoritaire n’ait pas réussi à poser sa patte sur moi pour me faire entendre raison. En même temps, je suis tout aussi autoritaire et têtu qu’elle, cela n’aurait pas fonctionné. Et à présent ?

A
présent, nous sommes tous les deux dans notre plus simple appareil, à jouer un jeu dangereux. Mon amusement s’accroit à l’écoute de sa réponse au sujet de sa croix. Soit ma mémoire me fait défaut, soit elle n’a pas beaucoup résisté pour ne pas céder à l’époque. Un an de collaboration ensemble, puis un peu moins d’un an de relation… Et moins de deux ans après notre rupture, je m’envolais à l’autre bout du monde me mettre au service d’une riche famille. Au bout de huit ans, je suis immunisé, et en mesure de me tenir là, sous une douche avec elle. Je ne dis pas que c’est facile, simplement que je reste concentré sur son visage et interdis à mon regard de s’attarder sur d’autres parties de son anatomie.

E
n effet, je souhaite qu’elle déguerpisse au plus vite. Ce n’est juste plus pour les mêmes raisons. Elle sait désormais pour Margaret, un point de résolu entre nous. Je me détourne légèrement, pour me concentrer sur autre chose. Le gel douche sur mon corps que l’eau balaie déjà. L’alcool qui vient légèrement toquer à la porte de mon cerveau à présent et à qui je refuse d’ouvrir pour ne pas en perdre le contrôle. « Je ne te donne pas tort. » Pour la raison commune, à supposer que nous pensons la même. Plutôt que de la dire à voix haute, on ne fait que des sous-entendus que l’on comprend, ou alors que l’on croit comprendre. Aucun ne pose des mots, à quoi bon de toute façon…

J
e tourne ma tête dans sa direction, fronçant les sourcils. Elle n’a pas raté ma phrase d’un peu plus tôt et revient dessus. « Quelle importance ? » C’est vrai quoi. Elle n’est pas mariée, on s’en contrefout du spectaculaire, ou de la manière hollywoodienne que j’aurais employé pour interrompre ses noces. « Pour clamer ce genre de répliques, il faudrait avoir le temps de regarder la télévision. » Je me moque légèrement. Je ne parle jamais de séries télévisées, encore moins de films. Je n’ai pas le temps pour ce genre de choses. Les courbes de la bourse, les journaux économiques sont tellement plus attrayants que des répliques à deux balles prononcées dans des films à l’eau de rose, ou dans des films avec des pseudos sauveurs du monde qui ont le temps de se tailler la bavette avant l’action, ou même pendant.

H
aussant les épaules, je fais de nouveau face à Hayes. Durant quelques secondes, je ne la quitte pas du regard, sans me détourner. Je me rapproche d’elle lentement. Mes doigts se posent sur son épaule, l’effleurant à peine et descendant le long de son bras en une caresse. Au diable les répliques hollywoodiennes. Je me penche vers elle, mon visage se retrouvant à peine à quelques centimètres du sien. J’ai comme l’impression d’entendre sa respiration même si le jet d’eau la recouvre. Ma tête se rapproche encore un peu. Plus qu’un dernier geste et nos lèvres se frôleront. Les siennes ont-elles toujours le même goût que dans mon souvenir ? Ont-elles toujours cet effet dévastateur sur ma personne ?

Q
ue suis-je en train de faire et surtout quelle erreur ? « Benjamin était à peu de choses près ainsi avec ma secrétaire quand je l’ai vu pour la seconde fois... Tu tiens toujours à l’épouser… ? » Voilà comment j’aurais interrompu son mariage, en reproduisant simplement une scène vue et qui m’avait donné envie de faire très mal à son fiancé à l’époque. Fin de la comédie. Je m’écarte, remettant une distance respectable entre nous. Cette promiscuité m’a ébranlé plus que prévu. Pourtant Hayes a raison, je ne fais pas dans le vite fait, mal fait. Il n’y aura donc rien entre nous vu.

J
e sors de la douche en agrippant une serviette au passage que j’enroule autour de ma taille. « J’attends toujours de savoir l’heure de ton train demain matin. » dis-je, en lui tournant toujours le dos. Je la cherche du regard par le biais du miroir mais la buée le recouvre, ne m’aidant pas à la voir. Je n’ai pas d’autre choix que de lui faire face, car je veux voir sa réaction à mes prochains mots. « A moins que tu restes... » Hayes la citadine perdue dans ce patelin. « Et si je te demande de rester ? » Et si j'envoie promener la raison pour laquelle on ne s’appelle jamais quand ça ne va pas bien. Quel mal y a-t-il à reconnaître au fond de moi que j’ai besoin d’elle comme point de repère alors que Margaret est en train de m’oublier ? « S’il te plait. »
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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Lun 13 Fév - 1:07



« Sweet dream or beautiful nightmare »
with Jay & Hayes
1
Quelle importance ? Je n’en sais rien, je veux juste… rire de tout ça. Je n’ai pas envie de pleurer pour cet abruti, j’ai juste envie de tourner la page, sans passer par la phase déprime-alcool-glace. Même si je prendrai bien une glace à la pistache. Mais il ne comprend pas. Ça fait plus de onze ans qu’il ne comprend rien, il n’y a aucune raison que ça change. Je hausse les épaules, avant de faire une grimace marmonnant un « nianiania ». J’aime les séries télé moi, et il le sait très bien. Ce n’est pas ma faute si c’est un rabat-joie.

Je finis de me savonner et de me rincer, ne prêtant presque plus attention à Jay, comme si c’était la chose la plus normale du monde. A bien y repenser, je ne suis même pas certaine qu’on ait pris une douche ensemble. Du moins, sans qu’il se passe rien. Houlà ! Qu’est-ce que… qu’est-ce qu’il fait ? Mes yeux glissent sur ses doigts qui m’effleurent, avant de remonter sur sa tête, ses lèvres. Il est beaucoup trop proche.

« Jay, je ne… »

Je ne quoi d’ailleurs ? Je ne veux pas ? Je ne pense pas que ce serait une bonne idée ? Je ne crois pas que tu es dans ton état normal ? Je n’en sais rien. Et de toute façon, la question ne se pose pas, puisqu’il… me parle de Benjamin ? Par reflexe je le frappe au torse et lui adresse un regard noir. Il vient de me mettre une salle image en tête, comme si avoir trouvé Benjamin avec sa pétasse ne suffirait pas !

« Tu savais et tu m’aurais laissé l’épouser ? T’as rien dit du tout… »

Je ne comprends pas. Je reste interdite à, tremblant à la fois sous la colère et sous… j’en sais rien, peut-être sous l’effet du souvenir. Souvenir balayé facilement, d’un revers de main. Ou d’un coup de serviette au final. Je me passe une main sur le visage, avant de couper l’eau et d’attraper une serviette. Je ne peux pas sortir de la cabine de douche avec ma jambe, mais je peux au moins me sécher, essayer d’éteindre l’incendie qu’il a allumé. Ce con n’aurait rien dit. Et ce con fait ça dans la douche. On est doué ensemble mais une chose est certaine, il ne s’est pas du tout amélioré en terme de communication.

« Quoi ? »

Je ne cherche pas à dissimuler ma surprise. Il est le premier à vouloir que je dégage, il sait à quel point Washington me manque, alors pourquoi me demande-t-il si je veux rester ? Surtout après ce que je viens d’apprendre ? Je frotte ma peau, détournant le regard. Il ne doit vraiment pas aller bien pour…

Cette fois, je me fige, et regarde son reflet dans le miroir embué. S’il me demande de rester ? Pourquoi le ferait-il ? Il a été clair, il veut que je dégage d’ici. Et c’est ce que je veux aussi après tout. N’est-ce pas ? Non, c’est même sûr. Je n’aime pas cette ville, je déteste les habitants, l’état des trottoirs, le réseau capricieux, leur trip écolo. Moi j’aime la ville, le bruit, la malbouffe, les taxi, les magasins. Je deviendrais folle ici…

Sauf que je comprends à son s’il te plait. Ce n’est pas du tout moi qui suis en jeu cette fois. Je ne sais pas ce que ça fait que de voir la personne qui s’est occupée de nous dépérir à petit feu, je ne sais pas ce que ça fait que de disparaitre, que de voir ses souvenir gommés. Pour moi, ça a été rapide et l’image que j’avais de mon grand-père n’a pas été altérée. C’est la première fois, en douze ans, qu’il m’appelle à l’aide. Même quand nous étions ensemble, il n’en était pas question. Mais je n’ai pas ma place ici. Ceci étant, à DC, on sait où me trouver, il y a Benjamin. Et ce ne sont pas vraiment des êtres que j’ai envie de voir.

« Je resterai uniquement parce que je veux m’assurer que tu rentres. »

Il n’y a pas que cela, et je crois qu’il le sait pertinemment. Sauf qu’en douze ans, on ne s’est jamais dit les choses. Et vu nos caractères, ce n’est certainement pas aujourd’hui que ça va commencer. Je suis seulement incapable de dire combien de temps je tiendrai dans ce patelin pourri.

« Je ne veux juste pas avoir à me déplacer à Seattle. Je n’ai jamais été proche de mes parents mais avec l’annulation de mon mariage et la succession de mon grand-père c’est… pire. Au moins ils ne penseront pas à venir me chercher ici. »

Je le dépasse pour enfiler un débardeur et un shorty. Il n’est pas si tard.

« Dis-moi, qu’est-ce que tu fais le soir ? Tu ne regardes pas la télé et à mon avis, Lakewood n’est pas réputée pour sa vie nocturne. »

Ça aussi, ça va être dur pour moi, je suis également un oiseau de nuit.

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Jeu 16 Fév - 12:08

Sweet dream or beautiful nightmare ?
“Jayden & Hayes.”
L
e silence. Voilà le seul et unique problème de notre relation à Hayes et moi. Les non-dits, des mots non prononcés par fierté et des égos démesurés… Un laisser-aller non cautionné mais pourtant que l’on refuse de stopper. Elle a raison. Il y a encore quelques semaines, je n’aurais rien dit. Elle aurait épousé Benjamin. Puis ils auraient vécu quelques temps heureux avant qu’elle ne finisse par apprendre la vérité à son sujet. J’aurais laissé faire, comme souvent. Comme toujours en fait. Ce soir, j’en suis pourtant incapable et la surprise est aussi grande pour mon associée qu’elle ne l’ait pour moi-même.

J
e la retiens. Je suis incapable de la laisser partir alors que je suis celui qui l’a poussée à l’époque. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis dit-on. Les années m’ont peut-être mis un peu de plomb dans la tête, ou alors ce n’est qu’un intérêt purement personnel, limite égoïste. Animé également par une certaine souffrance. J’espère qu’elle ne me tournera pas le dos. Je retiens un soupir de soulagement quand elle se décide à me répondre. « Tu ne cesses de me le répéter ceci. » S’assurer que je rentre. C’est l’argument principal de mon associée, celui auquel elle se raccroche depuis l’après-midi. Elle a au moins le mérite d’être butée et de s’y tenir. « Merci... »

J
e n’ai pas grand-chose à rajouter. Sa requête de ne pas se rendre à Seattle, j’y accède par un simple hochement de tête. Oublions Seattle, j’irai seul si vraiment il n’y aura pas d’autre choix que d’y faire un saut. Cela se produira nécessairement. Je suis trop réaliste pour ne pas me voiler la face, on pourra faire l’essentiel d’ici mais des détails seront à régler en ville. Lakewood est inconnue de ses parents, de Benjamin. Et si jamais ce dernier vient à être pris de remords, la cherche, et finit par se présenter dans cette petite ville… Il repartira aussi vite qu’il sera venu, avec quelques hématomes en plus.

J
’accompagne Hayes du regard alors qu’elle récupère une béquille pour se diriger vers sa chambre. Sa démarche est claudicante. Son séjour à Lakewood sera un calvaire dans cet état… Seulement, je ne me résous pas à m’en vouloir. Alors qu’elle avance, je prends la direction de ma chambre pour enfiler un caleçon et un tee-shirt. Je la rejoins ensuite alors qu’elle termine d’enfiler quelque chose de décent.

C
e que je fais le soir ? « Des mots croisés. » Genre, j’ai une tête à faire des mots croisés et surtout la patience pour les faire. Je m’approche pour glisser un bras dans son dos, la soulageant ainsi et pour l’aider à marcher jusqu’à la salle principale. « J’ai toujours été occupé jusque présent. Notre entreprise… Tarana à retrouver… Et si je dois être honnête… » Autant admettre la vérité quand l’occasion se présente de la voir et de la prononcer. « Avec toi ici qui ne m’envoie pas de mails, et Tarana envolée, j’ai du temps qui s’est libéré. » Qui veut dire temps libéré, dit également temps à devoir occuper. Il va bien falloir trouver quoi faire, sinon Lakewood deviendra une prison, plus uniquement pour elle, mais également pour moi.

J
e la libère de mon bras une fois parvenus près du canapé. Ne lui laissant pas la primeur, je m’affale dessus. Durant quelques secondes, je me penche en arrière, et mon regard se fixe sur le plafond. « Tu vas pouvoir m’initier à l’une des débilités que tu regardes. » finis-je par dire, un léger sourire aux lèvres. Je ne tente même pas de m’emparer de la télécommande, la laissant seule maîtresse du choix du programme. Je suis même curieux de savoir sur quoi va se porter son choix. Dans tous les cas, je plongerai dedans, même s’il ne m’intéresse pas. Rester l’esprit occupé, c’est tout ce dont j’ai besoin. Réfléchir et ne pas être seul. Et sur ce point, je peux compter sur Hayes. Elle est mon associée à part égal à présent… Mon associée ou définitivement davantage avec le déroulement de cette soirée… ? Je pense de trop, encore une fois.
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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Mar 21 Fév - 1:24



« Sweet dream or beautiful nightmare »
with Jay & Hayes
1
Des mots croisés… Et il espère me mettre au tricot, c’est ça ? Non mais franchement, j’vous jure. Il aura tôt fait de tricher ou de passer à autre chose avant deux définitions. Je le reconnais plus quand il me dit avoir été bien occupé. Il y a des périodes de l’année comme ça, où le temps passe si vite qu’on ne peut même pas se permettre un film. Pour ma part, je parviens souvent à m’organiser. Avec son aide, j’arrive au salon sans trop d’encombres.

« Tu sais qu’il faut faire des pauses pour être efficace, n’est-ce pas ? Quand tu bosses trop, ton cerveau surchauffe. Et t’es du genre à trop cogiter. Je vais t’initier, t’en fais pas. »

Enfin, si je trouve une idée, parce que franchement, cette ville ne donne pas du tout envie de sortir et faire la fête. Et par faire la fête, j’entends danser jusqu’au petit matin ou parler jusqu’à pas d’heure dans les bars. J’suis sûre qu’en plus ils doivent essayer de vendre de la vodka « locale ». La vodka ne peut pas être locale. Je le regarde s’affaler.

« Quelle élégance. Quel sex-appeal. Terriblement attirant. »

Oui, une vraie larve. Rien de plus sexy. La suite par contre est beaucoup plus plaisante. Je frappe dans mes mains en lâchant ma béquille et en m’asseyant, en prenant bien le temps de baisser les fesses. Lentement. Je sais qu’il a toujours apprécié mes fesses, qu’il ne prétende pas le contraire ! Je m’arme de la télécommande et lance sa télévision. Je ne sais même pas si on a déjà regardé un film ensemble avant. Je zappe, une moue sceptique sur le visage.

« Ok, même les programmes télé sont nuls ici. »

Oh ! Voilà qui me plait davantage. Une série sacrément honteuse qui va à l’encontre de toutes mes valeurs. Mais en même temps, c’est du divertissement non ? American Dad. Voilà qui est parfait pour cette soirée. Je pense que lui va craquer avant la fin. Je me tourne alors vers lui, appuyant mon coude contre le dessus du canapé, reposant ma tête.

« Explique-moi. J’ai jamais rien compris à ton accord avec les Darbinian. C’était pour quoi ? C’était quoi le deal au juste ? Et pourquoi l’avoir accepté alors que tu possèdes une entreprise reconnue par nos pairs ? Et cette fois, n’essaie pas de ne pas répondre, ou je te jure que je te chante à tue-tête toutes les chansons que tu détestes. »

Je ne lui ai jamais demandé. Je le lui ai reproché, bien sûr. Mais je n’ai jamais demandé. Après tout, c’était à lui de me le dire spontanément. Ça a mis notre partenariat en danger, si jamais il ne s’en rend pas compte. Mais j’ai l’impression que rien n’est jamais spontané dans la vérité entre nous. Dans les vacheries qu’on peut se sortir, oui, mais pas dans le reste. On ne s’est jamais dit vraiment pourquoi on s’était quitté, il ne m’a jamais vraiment expliqué pour les Darbinian. Il n’a rien dit pour Ben, pour sa grand-mère. Je n’ai rien dit pour l’annulation de mon mariage, pour mon père qui m’en veut à mort, et je n’avais rien dit pour mon grand-père. Tout a toujours été basé sur les non-dits. Jusqu’à ce soir au final, jusqu’à ce moment où il m’a explicitement demandé de rester. C’est facile de se chasser mutuellement. On l’a très bien fait durant douze ans. Mais ce soir, je crois qu’il s’est passé quelque chose. Parce que ce soir, je me sens plus en sécurité et libre dans ce taudis dans un camp de bobo avec lui que dans mon grand appartement sécurisé de Washington.

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Mer 22 Fév - 21:54

Sweet dream or beautiful nightmare ?
“Jayden & Hayes.”
F
aire des pauses ? C’est-à-dire, rester à rien faire ? Nous savons tous les deux que c’est impossible en ce qui me concerne. Ma vie n’est pas faite de pauses. J’ai voulu m’en permettre une des années en arrière. Cela n'a pas fonctionné. Le boulot revenait sans cesse. Alors j’ai repris le travail, et plus jamais je ne me suis interrompu. Certes, je me suis permis des intermèdes, quelques écarts, mais jamais de réelle pause. Hayes veut m’initier. C’est une première. Je me rends compte à cet instant qu’elle a légèrement changé. Dans le passé, elle ne m’aurait initié à rien car elle vivait également que pour le boulot. Qu’est-ce qui a changé pour qu’elle prenne le temps de se poser, sans que je m’en aperçoive vraiment avant aujourd’hui.

J
e n’en ai aucune idée lorsque je m’affale sur le canapé. Cela me vaut une remarque au passage d’ailleurs. « Mes excuses, je ne savais pas que je devais te conquérir. » répliqué-je d’un ton gentiment moqueur. La reconquérir est un terme plus juste en fait. J’ai décidé de faire ma larve, de ne pas travailler. Elle peut tout de même me permettre de me comporter comme tel, au moins durant quelques minutes voire un restant de soirée. Et puis elle n’est guère mieux quand elle s’installe. Quel horrible mensonge formulé par ma pensée. Le spectacle est plaisant, je dois l’avouer. Les courbes de son corps, ses fesses s’abaissant de cette manière. Je ne sais pas à quoi Hayes joue mais c’est dangereux. Suffisamment pour que je me décale subtilement à l’autre bout du canapé. Gardons une distance respectable entre nous, c’est préférable.

J
e ne sais pas si elle a remarqué mon petit manège, occupée qu’elle est à déjà zapper sur différentes chaînes. Ce qu’elle voit ne lui convient pas, on ne voit que ça sur sa tête. Même pas besoin d’attendre son commentaire. « A peu de choses près, ce sont les mêmes que D.C. non ? » Peut-être qu’elle est une accro de la télévision en fait et qu’elle est abonnée à toutes les bouquets payants existants. En est-elle capable ? De ce que je découvre, oui tout à fait. Je me demande même combien de télévision elle a. Une dans le salon, une autre dans la cuisine et une dernière dans sa chambre ? Et dire que la seule que je possède ne prend pas la poussière uniquement car je paie une femme de ménage qui vient briquer mon appartement vide une fois par semaine.

U
n dessin animé apparaît sur l’écran. Hayes ne zappe pas et reste sur ce programme. Je fronce les sourcils. Elle veut m’initier à ce genre de chose ? Je suis limite d’aller déjà me coucher, pourtant je ne bouge pas. J’ai suggéré l’occupation, hors de question que je me défile. Même si je dois souffrir mentalement devant des images niaises. Je tente d’ailleurs de m’y plonger dans ce fichu programme. Un adolescent. Un extraterrestre ? Oh pitié, qu’on vienne me sauver. Je pense que mon salut va arriver quand je sens un regard posé sur moi. Déjà trop content de décrocher de la télévision, je tourne la tête en direction de Hayes. Explique-moi ? Je lui ai déjà expliqué brièvement pourquoi je ne veux pas rentrer. Que veut-elle savoir de plus sur le fait que j’ai besoin de prendre soin de ma grand-mère. Au moins quelques temps.

J
’esquisse une moue quand je me rends compte que je suis à côté de la plaque. Mon accord avec les Darbinian. Il a duré huit ans et elle se décide à me poser la question une fois que je l’ai enterré. Je me décale sur le canapé pour appuyer mon dos contre le dossier de mon côté. Mes jambes se replient, comme voulant former une barrière entre Hayes et moi. Je songe à me défiler. J’opte même pour cette option quand elle m’interdit de le faire. Ou plutôt qu’elle menace de faire de ma vie un enfer si je ne réponds pas. « Et si je choisis les chansons ? » demandé-je d’un air pensif. C’est la solution de facilité, celle qui est la plus à même de ne pas perturber mon cerveau. Puis-je me la permettre ?

C
ertainement si je veux entrer en guerre avec mon associée alors même qu’elle reste pour moi. De nouveaux cris vont surgir. Mon égoïsme sera encore souligné. Tout se déroule toujours comme Jayden Robson l’a décrété. Personne n’a son mot à dire. Quelque part, Hayes n’a pas tort de le penser. Je n’en fais qu’à ma tête, je n’écoute personne quand il s’agit de moi. Il n’y a que pour notre entreprise que j’accepte de faire des concessions et d’écouter son point de vue. D’elle uniquement et de personne d’autre.

J
e soupire. Il est peut-être venu le temps de cesser de se défiler. « C’était un moyen d’ouvrir notre entreprise sur le monde, même si ça voulait dire jouer à la baby-sitter. » Avoir le respect des Darbinian, traiter pour eux sur le continent américain. Gagner le respect un peu partout dans les différents pays que j’ai traversé. Cela a fonctionné au fil du temps, mais est-ce vraiment pour cette raison que j’ai accepté ce deal avec les Darbinian. Officiellement oui. Officieusement, il y en a une autre que j’ai enfouie plus le temps s’est écoulé. Une décision qui a été dictée suite à une visite de Margaret à notre entreprise à l’époque. La seule et unique fois qu’elle est venue, m’ouvrant les yeux sur des points que je refusais de voir. « En réalité j’ai fui Hayes. Première fois de ma vie que je l’ai fait, et depuis je ne fais que ça. » Sinon elle aurait su pour ma grand-mère dès le début. Pour son fiancé infidèle également. Ce n’est pas pour rien que je me suis cantonné au travail et que je ne suis jamais sorti de ce cadre depuis. « Nous étions trop jeunes. J’étais trop arrogant. J’ai pris la seule décision qui m’a paru juste à l’époque et je m’en suis accommodé les années passant. Ma grand-mère m’en a voulu un temps, elle ne m’a pas élevé ainsi qu’elle me disait. Elle savait juste ce que je fuyais. » Mes prunelles glissent vers la télévision. J’en ai trop dit même si je sais que tout n’est pas clair et que le fond de mes pensées n’a pas été vraiment révélé. Nous devions être dans une initiation de programme télévisé, pourquoi ne retournons-nous pas sur cette voie moins dérangeante. Me sens-je en danger ? Je n’en ai pas l’impression, au contraire. Quelque part, cela soulage ma conscience d’ouvrir enfin certaines portes.


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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Jeu 23 Fév - 20:31



« Sweet dream or beautiful nightmare »
with Jay & Hayes
1
« Tu devrais, me faire rester va te demander des efforts surhumains ! »

J’ignore moi-même jusqu’à quel point je dis la vérité ou jusqu’à quel point je mens. Je n’aime pas cette ville, elle n’est pas faite pour moi. C’est une certitude absolue. Pourtant, j’ai dit oui pour rester. Juste parce que ce con me l’a demandé. J’aurais toutefois préféré qu’il me le demande à DC. Parce que contrairement à ce qu’il dit, il n’y a rien de comparable avec notre capitale. J’aime Washington, j’aime sa vie, j’aime son rythme, j’aime ses programmes télé. Et non, ce ne sont pas les mêmes, ce que je me charge de lui faire comprendre en le gratifiant d’un regard noir assassin. Je suppose qu’avoir sa grand-mère ici permet de tout supporter, mais non, Lakewood… Ce n’est pas pour moi. Je ne crois pas en leur utopie, ou en tout cas, je n’y ai pas ma place. Moi je suis du genre… multi connectée. Je traine souvent d’ailleurs, du côté des gestionnaires internet de notre entreprise. Ceux qui se chargent du site web, de Facebook, de notre compte twitter et compagnie. Je ne suis même pas sûre qu’il se souvienne qu’on a ce genre de service. Pourtant, je suis là. Et sa présence me permet de ne pas me sentir... trop mal. De supporter la situation.

Mais cette fois, même mon programme favori ne me distrait pas assez. Cette situation là, entre Jay et moi, elle est assez inédite. Si on ne se parle pas maintenant, on ne se parlera jamais. Normalement, ça ne devrait pas m’emmerder. Après tout, on fonctionne ainsi depuis… tellement d’années. On se tirait dans les pattes pour l'entreprise. On s'engueulait quand on était ensemble. On s'est ignoré quand on a rompu. On ne s'est jamais dit les choses. Je n'ai jamais montré à quel point il m'avait atteinte. Mais je crois que je mérite de savoir, que je mérite de comprendre pourquoi il s’est barré aussi longtemps, pourquoi était-il à toujours courir derrière cette fille.

« Si tu préfères les chansons alors soit. »

Je me redresse légèrement, me tiens bien droite et j’inspire profondément pour commencer à chanter. Il m’a tellement embêté quand nous sortions ensemble. Il me frustrait toujours dans mes délires, quand je me prenais pour une diva en concert. Je sais que je chante faux, mais j’adore ça ! Et lui, il n’arrêtait pas avec ses commentaires, du genre « c’est illégal de faire dérailler des trains », « sérieux arrête, il va pleuvoir alors qu’on a une journée de soleil ». Mais dans le meilleur des cas, il me faisait taire par un baiser, par plus aussi. Et on riait. On était capable de rire quand on voulait. Et encore une fois, il me coupe l’herbe sous le pied. Il y a des choses qui ne changeront pas.

Un moyen d’ouvrir notre entreprise sur le monde… Vraiment ? J’arque un sourcil, plutôt sceptique quant à son explication.

« Tu as bien appris ton texte. Je suis tout de même l’atout charme de notre entreprise, non ? »

Une façon pour moi de lui faire comprendre que non, je ne suis pas dupe. Et puis, s’il n’y avait que cela, j’aurais pu taper dans l’œil d’un émir. Sans céder, certes, mais franchement, je peux plaire à un émir qui nous aurait financés, non ?

Cette fois, je fronce les sourcils. Il a fui ? Comment ça il a fui ? Qu’est-ce qu’il a pu fuir ? Un truc assez effrayant pour que Jayden Robson se barre ? Genre… le mec le plus têtu de l’univers ? Je ne comprends rien à ce qu’il raconte… Nous étions trop jeunes ? Pourquoi nous ? Et trop jeunes pour quoi ? Et que vient faire sa grand-mère dans cette histoire ?

« Jay, tu sais qu’en douze ans je n’ai jamais trouvé ton décodeur, ça ne va pas commencer aujourd’hui. T’as toujours été trop arrogant, ça, ce n’est pas une surprise… oh, ne me regarde pas comme ça, je le suis aussi, je sais. D’où ma magnifique jeunesse passée a à voir avec ton départ ? Ou encore ta grand-mère. Je serais capable d’aller l’interroger tu sais. J’suis certaine qu’elle m’adorerait, et qu’elle se souviendra de ça si elle t’en a voulu. La rancune, c’est tenace. J’ai une famille experte dans ce domaine. »

Bon d’accord, je ne serais peut-être pas allée l’interroger. Je ne la connais pas assez, je ne l’ai vu qu’une seule fois et encore, on n’a pas vraiment discuté. D’un autre côté, si je devais la revoir un jour, je ne la traiterai pas différemment. Je lui parlerais comme si elle n’avait pas cette particularité, parce qu’il n’y a pas de raison.

« Moi j’aurais plutôt fui les Darbinian. Ils m’ont toujours parus louches. »

Ce n’est pas comme si je ne lui avais jamais dit. Je sais qu’il a planqué des dossiers les concernant en plus, ce qui est moyen niveau confiance. Voire légalité. Et je ne comprends pas pourquoi ça le gène de me parler, je vois bien son manège, là, à faire genre qu’il est soudainement intéressé par le programme télé. Il ne l’est pas du tout, je le connais quand même depuis le temps.

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Jeu 23 Fév - 22:12

Sweet dream or beautiful nightmare ?
“Jayden & Hayes.”
J
e peux accepter de nombreuses choses. Même que Hayes se mette à chanter alors que le son de sa voix est juste… horrible. Je ne crois pas qu’elle se soit améliorée avec le temps. Si je la laisse faire, peut-être que ça résonnera moins faux à mes oreilles. Ou bien cela aura empiré avec les années. Elle aime chanter, elle ne s’en est jamais cachée d’ailleurs. Sur ce point-ci, elle a été honnête avec moi. Ce que je n’ai pas fait en quelque sorte de mon côté. J’aurais pu tenter à l’époque… J’aurais pu lui parler de ma passion pour la guitare, instrument que j’ai arrêté l’année de mes vingt-deux ans. Il aurait juste fallu que je fasse la démarche d’en acheter une et j’aurais pu l’accompagner. Même si elle chante faux, nous aurions eu un point en commun. Un en dehors du travail.

C
ontre toute attente, je lui coupe l’herbe sous le pied, l’empêchant de s’adonner à son sport favori : me casser les oreilles. Je ne sais pas par quel bout commencer. Tout commence à devenir clair dans mon esprit. Il y a pourtant des pertes durant la transmission jusqu’à mes paroles. Je lui adresse un regard noir quand elle se déclare l’atout charme. Je ne suis pas tellement vexé par le fait qu’elle s’auto-déclare plus sexy que je ne le suis. Foncièrement, et pour être honnête, elle l’est. De loin même. C’est l’idée qu’elle puisse séduire un émir pour notre compte qui me dérange. J’ai appris à connaître certains d’entre eux. Et certaines mentalités ne m’ont guère plu. Hayes n’aurait été… qu’un bout de viande entre leurs mains, ce que je ne peux accepter.

E
nfin bref, je tente de poursuivre mon explication. Plus je parle, et plus je me sens soulagé. C’est tellement évident à comprendre. Sauf que ça ne l’est pas pour elle. Mon décodeur ? Comment ça mon décodeur ? Et en plus elle confirme que je suis arrogant. Je pars pour lui lancer un regard noir, mais au final, il l’est avec un mélange d’air blasé. Ou résigné. Mon arrogance, mon égocentrisme, et tous mes défauts, je les connais. Ce n’est plus une découverte pour personne, du moins pour Hayes et moi. Il vaut peut-être mieux en rester là pour ce soir. J’en ai déjà trop dit et être plus explicite dans mes propos me dévoilerait complètement.

J
e fais mine de m’intéresser au programme télévisé. Je n’entends pas ce qui se dit sur l’écran. Mon attention est en réalité tournée sur les paroles de Hayes. Elle veut des explications plus compréhensibles. Logique. J’esquisse un léger sourire quand elle évoque le côté louche des Darbinian. Ce n’est pas faux, du moins pour Tarana. « J’aimerais bien que tu la rencontres. » Mon regard reste porté sur la télévision. « Ma grand-mère, pas Tarana. Je suis sûr qu’elle va t’adorer. Et même si elle finira par ne plus s’en souvenir, je pense qu’elle sera apaisée, de savoir que tu es là, à mes côtés. » C’est ce que Margaret a toujours voulu depuis des années. ‘Jayden Robson, tu vas arrêter tes bêtises, et aller dire à cette femme ce que tu ressens pour elle. Je le vois, n’oublie pas que je t’ai élevé mon garçon.’ Les mots résonnent dans ma tête, ce qu’ils n’avaient pas fait depuis fort longtemps. Je peux m’en tirer, je suis le maître pour fuir après tout. Je dois avoir le niveau le plus élevé qu’il existe sur cette terre dans le domaine.

J
e suis fatigué de courir, là est le problème. Et quand je vois l’état de santé de ma grand-mère, je viens de plus en plus à penser que la vie est trop courte. « Je t’ai fui Hayes. » Tentons donc l’option du décodeur. Je n’ai plus la vingtaine, il est temps de faire face. « Si je restais avec toi, ça n’aurait pas fonctionné à l’époque. Tout nous ramenait au travail, on ne pensait qu’à ça, que ça soit à l’entreprise ou dans nos appartements. J’ai juste pris les devants avant que ça ne pète. » Ce qui serait forcément arrivé un jour ou l’autre. Les disputes étaient fréquentes, toutes portées sur l’entreprise. Faire l’amour pour nous réconcilier, en vrai ce n’était qu’une pause avant qu’on recommence à parler travail, à nous disputer. Ce cercle vicieux me rongeait petit à petit. Je l’aimais, mais ce n’était pas ce que j’envisageais comme vie. Alors je l’ai quittée. Je me décide enfin à tourner la tête dans sa direction. « La suite n’a guère été mieux puisqu’on s’ignorait. Je n’ai pas tenu un an avec cette guerre froide. J’ai pris la première offre m’expédiant à l’autre bout du monde. En ne se croisant plus, ça apaiserait les tensions entre nous. Notre partenariat n’était pas mis en péril ainsi. Et je ne te perdais pas complètement. » Fin de l’histoire.

M
es bras viennent se resserrer autour de mes jambes. Ma tête se cale contre mes genoux. J’attends. Une explosion va forcément suivre. Le contraire n’est guère probable vu le tempérament de Hayes. Ou alors elle peut faire pire. Se lever et partir sans un mot, c’est la pire vengeance qu’elle peut me donner. « Cette famille est louche, tu as raison. » Je laisse échapper un léger rire nerveux. Le décodeur est bon à jeter dans un coin. C’est mieux quand rien n’est traduit, le terrain est beaucoup plus sécurisant. Qu’est-ce que je peux rajouter de plus. Je suis désolé ? Je pense les mots mais ils ne se formulent pas sur mes lèvres. J’attends donc une réaction, des insultes, des coups, tout ce qu’elle jugera mérité à cet instant.

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Ven 24 Fév - 2:35



« Sweet dream or beautiful nightmare »
with Jay & Hayes
1
Il aimerait que je rencontre sa grand-mère ? Aucun problème, les grands-mères m’apprécient toujours. Il faut dire que je suis polie, souriante, aimable. Et je sais jouer aux jeux de cartes. Ce qui est un atout non négligeable quand on propose une partie de bridge ou une belote. Je peux dire merci à mon grand-père pour le coup. Par contre, je suis un peu surprise que ça vienne là, maintenant, comme un cheveu sur la soupe. On n’a pas été ensemble seulement quinze jours. Et pendant tout ce temps, nous n’avons jamais été présentées. Pas officiellement en tout cas.

« En fait… si je dois être parfaitement honnête avec toi. J’ai… J’ai rencontré ta grand-mère. Enfin, genre, une minute top chrono, mais elle est venue un jour au travail. Elle est rentrée dans mon bureau en me disant « Vous êtes Hayes, n’est-ce pas ? » et elle est repartie presque aussi sec. Je dois avouer que j’ai un peu flippé sur le coup, mais je me suis dit que faire venir le service de sécurité pour plaquer au sol une dame était… une mauvaise idée. »

Je ne rebondis pas sur la fin de son propos. Elle serait soulagée que je sois là ? Pourquoi ? Je ne suis qu’une associée de son petit-fils, pour elle. Elle ne doit même pas savoir que nous avons été ensemble. Je me penche pour attraper un verre d’eau quand je manque de m’étouffer avec la suite. Il m’a fui ? Je tourne la tête vers lui et à mon avis, je dois avoir un air bien ahuri. Je sais que je chante faux, mais de là à faire fuir quelqu’un… Et puis, des hommes, j’en ai fait fuir… mais pas… littéralement parlant. Je ne comprends pas… Et le voilà qui repart à l’époque où nous étions ensemble. Il… minute… il justifie le fait de m’avoir quittée parce que ça n’aurait pas marché ? Il… Il se fout de moi ? Il n’a même pas essayé de faire en sorte que ça marche, il a… juste lâché l’affaire ? C’est vrai qu’on s’engueulait fréquemment. On n’était pas toujours d’accord sur l’orientation à donner à notre entreprise, oui, je l’admets mais… Bon, ok, admettons, il m’a quitté en anticipant simplement notre rupture, ça n’explique pas pourquoi il est parti. Il voulait me quitter, c’est lui qui a pris la décision.

Il… oh… C’est sûr qu’après notre séparation, les choses n’ont pas été… faciles. J’ai été éduquée dans l’idée qu’il ne fallait rien montrer, rien laisser transparaitre. Si on nous blessait, il fallait continuer, parce que si notre ennemi le voyait, il gagnerait en confiance et nous abattrait. J’ai considéré Jay comme un ennemi après notre rupture. Je me suis blindée, fermée. Je ne voulais pas qu’il voit. Qu’il sache que j’ai été mal pendant des semaines. Que j’ai eu pour la première fois l’impression que j’avais perdu quelque chose de plus important que le travail. Une sensation que je me suis forcée d’étouffer. Indigne des Ivanovic-Bennett !

« Mais tu as tout mis en péril, Jay… Je… Tu as failli me perdre complètement, justement à cause de tes départs. Avant de venir ici dans cette ville pourrie, je ne savais même plus si je te détestais ou… »

Je voulais l’écraser, lui prendre l’entreprise et ne plus rien avoir à faire avec lui… s’il ne revenait pas de lui-même. Et ce « si », là, il m’agace. Il m’agace profondément !

« Ne fais pas cette tête là, ne fais pas ta tête de gamin ! que je commence à crier en lui frappant les bras – sois un homme un peu ! »

Pourquoi je m’énerve comme ça ? Pourquoi ça me met à ce point en colère ? Oh, je sais. Parce qu’il a été égoïste, voilà pourquoi. C’était plus facile pour lui et comme d’habitude, on fait ce que monsieur veut !

« Tu m’as laissée toute seule pendant toutes ces années parce que c’était plus facile pour toi ! Tu… Bordel mais… j’ai failli épouser un connard fini parce que tu m’as quittée, parce que tu n’as rien dit ! »

Est-ce que ça aurait changé quelque chose ? Je n’en sais rien. Je n’en sais foutrement rien. On a perdu plus de neuf ans ! Neuf ans avec ses conneries !

« Tu sais quoi ? C’est à ta grand-mère que je devrais parler ! Pour lui dire à quel point son petit-fils est un imbécile qui m’aurait laissée en épouser un autre parce que c’était plus facile, alors que j’attendais qu’il vienne me sortir de là ! »

Je marque un temps d’arrêt, prenant conscience de ce que je viens de dire. Merde. Non… non, c’est juste par politesse que je lui ai envoyé ce carton d’invitation. Et que c’était le seul dont la réponse m’importait… juste de la politesse. Pourtant au fond de moi je savais. Je savais que j’attendais qu’il vienne me sauver de ce mariage comme il me sauvait autrefois des diners mondains, en faisant l’amour dans les arrière-salle, ou en rentrant et en marchant pendant des heures dans les rues de DC. Douze ans que je lui cours après. Alors qu’il aurait pu nous simplifier la tâche.

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Ven 24 Fév - 14:26

Sweet dream or beautiful nightmare ?
“Jayden & Hayes.”
M
argaret a rencontré Hayes. Pourquoi cette démarche de la part de ma grand-mère ne m’étonne guère ? Même si cette entrevue a duré une minute selon les dires de mon associée, je me doute de la raison de ce débarquement dans son bureau. Maggie désirait voir en personne et se faire sa propre opinion de la femme que je rejetais. Une minute, est-ce suffisant pour se faire une idée ? Apparemment ça a été le cas pour elle puisque j’ai entendu parler de ma décision insensée et de mon entêtement durant quelques mois. Jusqu’à ce qu’en fait, je menace ma grand-mère de ne plus l’appeler, ni lui rendre visite lors de mes escales aux États-Unis, si elle continuait ainsi. Elle ne m’aidait pas à tourner la page, et je suppose qu’au fil du temps, elle s’est faite une raison. Rien ne me ferait revenir dans notre pays et la seule personne à même de faire pencher la balance a toujours gardé le silence sur le sujet. Il faut croire que ça convenait à Hayes que je sois à l’autre bout du monde, après tout.

J
’ai fait le deuil de notre relation, et pour m’en convaincre, je révèle enfin la raison qui m’a poussé à accepter un accord avec une riche famille. Loin des yeux, loin du cœur comme le dit si bien le proverbe. Cela n’a pas été la meilleure décision que j’ai prise de toute ma vie – heureusement pour nous, je suis plus doué en affaires – mais je n’en pouvais plus de lire la froideur dans son regard. Ce n’était même pas de la tristesse que je lisais, juste une sorte de haine. Du moment que j’ai quitté Hayes, je suis passé du côté de l’ennemi. Reconnaître que je l’ai cherché, ça a été facile, l’accepter beaucoup moins. Je détestais ces regards, je détestais cette guerre froide, comme si l’un d’entre nous s’apprêtait à sortir une arme blanche à chacune de nos rencontres dans un couloir. Alors oui, je suis parti en fuyant, préférant garder en bons souvenirs certains passages de notre relation, plutôt que cette haine.

A
présent qu’une certaine vérité a été prononcée, j’attends l’explosion. J’adopte une position défensive, comme si ça serait suffisant pour me protéger du cataclysme Bennett. Il ne tarde guère à arriver, tournoyant tout en s’amplifiant lentement. J’ai tout mis en péril, je le sais. Nul besoin qu’elle me le rappelle ! Cela a fonctionné pourtant. Neuf ans plus tard, nous sommes toujours associés et nous le sommes même à présent à parts égales. C’était un coup de poker, il a fonctionné. De justesse, mais il a fonctionné. Je relève la tête. Si elle me détestait ou si… ? Hayes ne termine pas sa phrase. L’intensité de la tornade augmente. Une avalanche de coups commence à pleuvoir sur mes bras. Je resserre mon emprise autour de mes jambes. Hors de question que je réplique, je n’ai jamais levé la main sur une femme et elle ne sera pas la première avec qui je le ferai. Et puis si cette colère la soulage, je ne peux que m’y plier et l’accepter.

L
a suite est… Comment dire… Un poil énervant. Elle m’accuse de son presque mariage avec Benjamin car je l’ai quittée ? C’est un comble, surtout après neuf années. « Je ne t’ai pas poussé dans les bras de ce connard que je sache, ni à lui dire oui. » Qu’elle m’en veuille pour tout un tas de choses, je peux comprendre et accepter. Mais de là à me mettre sur le dos son fiancé raté, hors de question. Je n’étais même pas là à leur rencontre, bordel ! Je n’étais pas là quand il lui a fait sa demande, encore moins quand elle a dit oui ! Qu’elle ne me mette pas toute la faute sur mes épaules. Ces décisions, elle les a prises de son plein gré, non car je lui ai dicté une conduite à suivre !

V
oici où ça nous mène. Une nouvelle dispute. Moins de vingt-quatre heures ensemble et nous en sommes à la numéro combien ? Il ne vaut mieux pas compter, on finit par perdre le fil au bout d’un moment. Je parle en connaissance de cause car j’ai voulu tenir le compte une journée quand nous étions ensemble. Le résultat n’a guère été encourageant et je ne me suis plus jamais amusé à le refaire. Mes bras se desserrent enfin, abandonnant la position défensive dans laquelle je me cantonais. Ce n’est pas forcément bon signe, car cela veut dire quelque part que l’orage gronde en moi.

N
on je ne sais pas quoi, mais elle va me le dire, n’est-ce pas ! Oh elle veut parler à Margaret, cela tombe bien puisque je souhaite qu’elle la rencontre officiellement. Je lui lance un regard noir, l’air de dire qu’elle ne l’emportera pas au paradis à me traiter une nouvelle fois d’imbécile. J’ouvre même la bouche pour lui balancer une réplique bien placée quand sa dernière phrase me coupe dans mon élan. Elle la choque autant que moi car nous marquons un temps d’arrêt tous les deux.

U
n silence plane entre nous. C’est comme si on se trouvait dans l’œil du cyclone. C’est calme un instant, avant d’en sortir. Et celui qui retourne dans le courant en premier c’est moi. « Non mais tu te fous de ma gueule ! » Jusqu’au bout. D’abord elle m’accuse presque de l’avoir jeté dans les bras de ce mec avec mon départ. Et là ! Et là… Elle attendait que je vienne ! Je bascule vers l’avant, prenant appui sur mes genoux. Au passage je pousse Hayes pour me positionner au-dessus d’elle. Une main prend appui sur le bras du canapé alors que l’autre s’accroche au dossier. « Si je te détestais, je serais venu à ton mariage, et je n’aurais fait aucune vague. Tu aurais même eu ma bénédiction. » Mon regard est sombre, la colère est bien présente, mais il n’y a pas que cela. Quelque chose de plus subtile et que je m’évertue encore à cacher. « Un coup de fil, et je serais venu Hayes. Un simple coup de fil de ta part, c’était tout ce que j’attendais toutes ces années. De savoir si tu me détestais toujours ou… ? Tu n’as pas terminé ta phrase. Fais-le. »

C
ela sonne comme un ordre. C’est davantage un appel. Est-il trop tard pour revenir en arrière ? Il n’y a aucun doute sur le sujet, on ne peut changer le passé. Est-il trop tard pour le présent et l’avenir ? Je ne sais pas. Sommes-nous capables de mettre toute cette rancœur de côté et d’oublier notre passé ? Ce que l’on s’est infligé, en grande partie par ma faute ? Même si je suis le coupable, je sais que j’ai raison sur plusieurs points. « Le problème, ce n’est pas que mon option de facilité et ma fuite. On ne se connait pas. Nous sommes restés presqu’un an ensemble. Peux-tu me dire quelle est ma couleur préférée ? De quel instrument de musique je joue ? Ne fais pas cette tête, j’ai bien pratiqué dix ans d’un instrument avant notre rencontre. Je ne t’en ai jamais parlé mais tu ne m’as jamais interrogé non plus pour apprendre à me connaître. » C’est ça notre plus grosse erreur. Le seul sujet sur lequel nous étions incollables en ce qui concerne l’autre, c’était notre entreprise. Et quelques autres sur le plan intime pour apaiser les tensions entre nous. « On fait quoi à présent, on continue à débattre toute la nuit de l’imbécile égoïste que je suis, ou on se comporte enfin en adultes ? » Oui, car si je fais ma tête de gamin, elle n’est guère mieux de son côté !

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MessageSujet: Re: Sweet dream or beautiful nightmare   Sam 25 Fév - 20:52



« Sweet dream or beautiful nightmare »
with Jay & Hayes
1
Ok, techniquement parlant, il ne m’a pas « poussée » à sortir avec Benjamin ou à accepter sa demande en mariage. Je l’ai fait parce que c’était la tradition et ce que tout le monde attendait de moi. Une femme de la famille ne devait pas être toute seule. Pour tout un tas de raison plus ou moi litigieuse. Mais si nous étions restés ensemble, alors je ne me serais pas tournée vers Ben. Donc c’est de sa faute ! C’est de sa faute quoi qu’il en dise. C’est lui qui a rompu ! Moi j’ai juste essayé de continuer, de me fixer une ligne, de ne décevoir personne.

J’attendais qu’il vienne. C’est vrai. Quelque part, je le savais. Je voulais qu’il vienne. Au mieux, pour qu’il me sorte de ce mariage. Au pire, pour qu’il m’aide à tourner définitivement la page. C’est une chose de le savoir inconsciemment, mais de se l’admettre et de le dire à voix haute, ça a un tout autre impact. Je ne tremble pas quand il se met à crier. J’m’en fous, je sais crier plus fort que lui de toute façon. Si je résiste légèrement quand il me pousse, je ne peux pas faire grand-chose. Mon cœur s’emballe. Probablement l’effet de la colère.

Mon regard se fait noir quand il émet son hypothèse. Effectivement, il ne me déteste pas, mais quelque part, c’est ce que je lui reproche. Ça ne serait pas plus simple qu’il me déteste ? Les coups arrêteraient de nous atteindre. Un coup de fil… il en a de bonnes lui ! Moi aussi j’attendais un coup de fil de sa part. Les premiers mois, ça a été… terrible. Je guettais les noms qui s’affichaient sur l’écran de mon téléphone. Et encore… même quand c’était lui, c’était pour les affaires. Puis ce besoin s’est accentué ces six derniers mois. Je ne savais jamais où il était ni pour combien de temps. J’attendais de voir quand il se déciderait à me traiter autrement que comme une vulgaire associée à qui il n’avait pas de compte à rendre. Je n’ai pas appelé. Par fierté. Il m’a déjà larguée, je n’allais pas en plus ramper à ses pieds.

Je soutiens son regard tandis qu’il m’invective, qu’il croit pouvoir m’ordonner quoi que ce soit. De toute façon, je ne sais pas moi-même ce que j’allais dire, alors merde ! Et voilà qu’il fait sa fille. On ne se connait pas, il faut parler, blablabla. Quel homme veut parler, sérieusement ? Je n’en sais rien, moi, de quel instrument il joue. Je ne l’ai jamais vu jouer, ni quand nous étions ensemble, ni depuis. Bon, c’est vrai qu’on n’était pas les plus causants. On était doués dans bien d’autres domaines, mais pas dans la parlotte. Je n’ai pas été éduquée comme cela.

« Pas besoin de débattre, la preuve est faite ! »

Se comporter comme des adultes, tu parles ! Il est là en gros mâle dominant et il veut qu’on se comporte comme des adultes ? Il me fait doucement rire. Un rire jaune, évidemment.

« On ne se connait pas c’est vrai. Je n’ai pas cherché à enquêter sur toi, à tout découvrir par moi-même parce que tu n’étais pas une entreprise que je devais impérativement avoir dans mon escarcelle. Pas besoin de tout savoir d’avance, pas besoin de fouiller. Je pensais qu’on avait le temps, qu’on n’avait pas besoin de forcer. »

Je me redresse. J’attendais son appel. Il attendait le mien. Et aucun de nous n’a fait le premier pas. Trop fiers. Trop con. Enfin surtout lui.  

« C’était facile de te laisser filer au début. Parce que tu revenais. Et puis tu es parti de plus en plus souvent. Et j’ai commencé à en avoir marre de te voir partir. Pour l’entreprise tu revenais. Je voulais voir si pour moi tu serais revenu. Mais tu n’es pas revenu pour mon mariage. Tu n’es pas revenu en six mois. Même le boulot ne te faisait plus revenir. Qu’est-ce que j’aurais pu faire ? Te supplier de rester ? Alors oui, si je suis venue c’est pour savoir. Savoir si je te détestais ou si c’était plus compliqué. Savoir si je voulais que tu disparaisses de ma vie ou non. Savoir si tu allais enfin revenir parce que je te le demandais. »

Ça va, c’est assez « adulte » ça pour lui ? Sauf qu’il n’est pas revenu, c’est moi qui suis restée. Parce qu’il me l’a demandé. Et je me sens terriblement pathétique.

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