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 (M) AU CHOIX ~ stockholm syndrom.

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MessageSujet: (M) AU CHOIX ~ stockholm syndrom.   Mer 28 Déc - 15:15


(prénom nom)
entre 30 et 40 ans ○ couverture au choix, braqueur ou autre illégalité officieusement ○ groupe au choix
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lieu de naissance au choix. nationalité|origines au choix. situation financière au choix. statut civil au choix. orientation sexuelle au choix. a lakewood depuis un mois à peu près. traits de caractère écrire ici. avatar(s) souhaité(s) je me laisse un droit de véto mais je ne suis pas très compliquée, il doit avant tout vous inspirer, vous petite préférence pour jake gyllenhaal si vraiment vous n'avez pas d'idées

❅ every story has an end.
Tout est assez libre. Son histoire à lui est libre, il peut venir de n'importe quel endroit de la planète, avoir eu le parcours de votre choix, et je vous laisse également libre court pour trouver les raisons qui ont fait qu'il est devenu ce qu'il est aujourd'hui. Bien sûr, on peut chercher ensemble si vous avez besoin d'aide.

❅ but in life, every end is a new beginning.
(ft maggie droz) - Elle avait voulu foutre son nez dans mes affaires. Elle n'a eu que ce qu'elle mérite. C'est ce dont j'essaie de me persuader. La télé est allumée, mais les informations du monde ne m'intéressent pas. Ça ne m'intéresse plus, depuis que mon cerveau est entièrement captivé par le fait que je retiens une inspectrice de police dans ma cave, l'étage d'en-dessous.

Les clés tournent dans la serrure. Je l'entends déjà se recroqueviller à l'autre bout de sa prison moite, humide, sale. Je l'imagine terrorisée, et sa peur m'excite. Son effroi me dope. Je ne me suis toujours nourri qu'à ça : effrayer les autres. Ça me donne un sentiment de puissance absolue. Comme si j'étais invincible. Personne n'avait jamais essayé de me coincer. Cette pauvre flic a essayé, et maintenant, c'est elle qui est prisonnière. Ma prisonnière. J'ouvre la grille. Ça grince, c'est désagréable. Je la sens retenir un gémissement. Elle me craint et ça me fait sourire. Aujourd'hui, cela fait six mois que je la retiens ici. Six mois qu'elle n'a pas vu la lumière du jour, six mois qu'elle n'a parlé à personne, qu'elle n'a entendu aucune voix sinon la mienne. Six mois que je lui fais vivre un enfer, pour la punir. Six mois, et les rôles commencent à s'inverser.
Je m'assois sur la seule chaise de la pièce, dans l'ombre. Pour la regarder, juste la regarder. Curieusement ce soir, je n'ai pas envie de la toucher. Ou plutôt si. J'ai envie de la toucher, mais sans lui faire de mal. J'aimerais bien qu'elle apprécie autant que moi. J'aimerais bien la voir sourire, un jour. Pauvre débile, d'où tu penses à des choses pareilles ? Jamais elle ne sourira à son agresseur ! Elle te méprise. Tout le monde t'a toujours méprisé. Sauf ceux qui ont peur. Eux, ils ne peuvent pas mépriser. Dans le noir, je ne vois pas bien ses courbes, mais je les ai suffisamment caressées pour laisser mon imagination faire le reste et les imaginer aussi vraies que natures. Je ne vois que ses yeux bleus, d'une clarté qui illuminerait n'importe quel trou à rat comme celui-là. Et pourtant, j'ai l'impression qu'ils perdent de leur brillance jour après jour. Ça serait tellement dommage de laisser des prunelles comme celles-ci se ternir et devenir vides. Me voilà partagé. Elle doit le sentir, car elle a relevé la tête. Ses cheveux de jais sont emmêlés et n'ont plus rien du soyeux qu'ils avaient quand je l'ai attrapée. J'avais tellement envie de me venger, ce jour-là. Je l'ai frappée si fort, dans son appartement. Je me suis défoulée sur elle avec l'excuse d'une colère contre le monde entier. D'une colère contre moi le premier. Puis je l'ai emmenée ici. Est-ce qu'elle se souvient de son arrivée ? Est-ce qu'elle se souvient de notre première fois ? Elle se débattait tellement, ça dupliquait tout mon plaisir.
Hier soir, elle ne s'est même pas débattue. On dirait qu'elle a abandonné. Qu'elle s'est résignée. Qu'elle attend juste de mourir ici. Seule, comme elle l'a toujours été. « Bonsoir, ma jolie... » murmuré-je doucement. À mes mots, je la vois de nouveau plonger sa tête entre ses bras croisés. On dirait une enfant. Elle a l'air si jeune, à cet instant. Pourtant, on ne doit pas être bien loin, niveau âge. Je me rapproche, elle essaie de se fondre dans le mur. Ma main vient effleurer sa joue et je la sens retenir un sanglot. Elle faisait la forte, quand elle me pistait ; aujourd'hui, elle ne dépend plus que de moi. Sa peau est douce malgré les ecchymoses. Elle lève la tête, presque timidement, et nos regards se croisent. Elle doit lire quelque chose dans mes yeux que je n'aurais pas voulu qu'elle imagine. Automatiquement, elle dénoue ses membres douloureux de rester immobiles des heures durant. Elle ôte le chemisier jauni qu'elle porte depuis le premier jour, le jette de côté et attend. Que je fasse le reste. Le regard qu'elle me lance est un appel au secours. Je sens mon coeur se fendre légèrement. Pourquoi me suis-je attachée ainsi ? Au fond de moi, j'aimerai bien qu'elle m'apprécie un peu. Mais comment le pourrait-elle, avec le mal que je lui ai fait ? Que je lui fais toujours, d'ailleurs. Parce qu'on a chacun nos rôles, dans l'histoire. Et que je n'ai pas le droit de faillir au mien. Je suis son ravisseur, pas son ami, ni son amant. Et pourtant.. plus les jours passent et plus j'aimerais passer une vraie nuit avec elle. Je ramasse son t-shirt, elle me regarde sans cacher sa surprise. Mais quand ma main vient se saisir de son poignet, elle abandonne tout espoir et se terre de nouveau dans la peur. Je la mets debout. Je sens ses jambes céder avant même que je n'ai pu la mener jusqu'à la porte. « Laissez-moi.. » murmure-t-elle d'une voix cassée, rauque. J'aimerais qu'elle parle plus souvent. Sans lui répondre, de peur de me trahir, je décide de la porter. Elle s'accroche à mon cou et je me surprends à nous imaginer ensemble, dehors. Quelle idée honteuse. Je me reprends et ma main se fait plus dure sur ses mollets fins. Si dure qu'elle en gémit un peu. Je ne dois pas me laisser aller et pourtant, je suis en train de faire toutes les erreurs possibles. Nous montons les escaliers. Un filet de lumière caresse son visage en passant devant la fenêtre du salon et elle plisse les yeux, aveuglée. Son teint est encore plus pâle que celui d'un fantôme. Lorsque nous arrivons dans la chambre, je la dépose simplement sur le lit. Elle me regarde avec une incompréhension légitime. Jamais en six mois je ne l'ai faite sortir. Jamais je ne lui ai donné ne serait-ce qu'une couverture pour lutter contre le froid de la cave ; et aujourd'hui, je l'emmène ici, dans ma chambre, sur un vrai lit. Elle doit se dire qu'il y a quelque chose qui cloche. Que j'essaie de l'amadouer, que ça ne promet que quelque chose de pire encore que tout ce qu'elle a vécu jusqu'ici. Mais y a-t-il vraiment pire que ce que je lui ai fait endurer ?
Elle commence à sangloter. « Chut.. » Mes lèvres se déposent sur les siennes pour la faire cesser. Je la préférais rebelle. Pourtant, ses larmes me font un effet que je n'attendais pas : j'ai envie de la consoler. De lui dire que tout va s'arranger. De lui dire que je suis désolé. Mais bordel, arrête ! J'ai pas le droit de penser à tout ça. Elle ne me rend pas mon baiser, je m'y attendais. Pourtant, sa main droite vient s'accrocher à mon bras. Je me recule, un peu troublé, et cette fois, c'est elle qui me retient. De nouveau la peur dans son regard, aussi fugace et fragile qu'une biche au milieu d'une route, éclairée par les phares d'une voiture qui va la tuer. Je ne veux pas la tuer. « Qu'est-ce que.. Pourquoi..? » Elle se pose des questions, bien sûr. Je m'assois à côté d'elle et caresse son dos nu. Je sens chaque vertèbre. Chaque côte, quand ma main passe dessus. Elle est devenue si maigre. De nouveau, quelques larmes roulent sur ses joues. « Arrête de pleurer.. Comme tu es sage, ce soir, on va faire ça bien. » J'invente une excuse. Ça fait plusieurs semaines qu'elle « sage ». Mais il faut bien que j'essaie de me justifier. Je ne peux pas lui avouer que je l'ai emmenée ici dans le but de me faire croire que ça pourrait être autrement. Elle hoquète, mais cesse de pleurer, docile. Elle n'ose pas affronter mon regard et regarde ses mains, qu'elle entrelace devant elle. Non, je ne peux pas lui faire ça. Ce soir, je n'y arriverai pas. Je suis trop troublé, j'ai les idées trop en vrac. Je la vois comme une amante et non pas comme ma prisonnière. Avec un soupir, je me lève péniblement, à contre-coeur.
« Non, restez ! » Surpris, je me tourne vers elle. Elle baisse les yeux immédiatement, je sens sa culpabilité jusqu'ici. On dirait qu'elle se sent honteuse de ne pas faire son travail. De faillir à son devoir de pauvre fille séquestrée. « Ne.. ne me laissez pas toute seule... » Alors, je reviens près d'elle. Fébrile et tremblante, c'est elle qui vient vers moi. Mes idées sont un chaos incroyable ; qu'est-ce qu'il lui prend ? Qu'est-ce qu'il m'a pris à moi, de l'emmener ici ? Cette nuit-là, nous avons fait l'amour, au sens propre du terme, aussi étrange et fou que cela puisse paraître.

Deux mois plus tard, un chien policier retrouve la trace de l'agent Droz, retenue dans une cave au sous-sol d'une maison isolée dans laquelle nous n'avons pas retrouvé le propriétaire qui s'est volatilisé. Son état est déplorable, les séquelles seront inévitables. Passé cinq jours sans parler, quand elle trouve enfin la force d'ouvrir la bouche, elle refuse de donner tous détails de son enlèvement. Après six semaines à l'hôpital pour blessures et soins psychiatriques, elle est réhabilitée à retrouver son appartement, dans lequel elle ne restera pourtant pas, préférant quitter la ville et son poste, pourtant très bien gradée, à la police. Elle refusera de porter plainte contre son ravisseur, sans aucune explication.
Maggie lit encore les articles qui sont parus sur son histoire. Sur son cauchemar. Elle s'enroule dans sa couverture, parcourant les images, les mots. Ce qu'elle n'a jamais dit, c'est que lorsque le chien l'a trouvée, il était là. Au coin du sous-sol. Ce qu'elle n'a jamais dit, c'est que c'est lui qui a ouvert la cellule, avant de s'éclipser.

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